Le 5 septembre, à Huê (Centre du Vietnam), un programme d’échange et de coopération éducative Vietnam–Japon a réuni acteurs institutionnels et représentants du monde de l’enseignement pour poser les bases d’une coopération renforcée dans les sciences, la technologie et l’innovation. L’événement a été organisé par le Centre de promotion de la coopération culturelle et éducative Vietnam‑Japon (VJCE) en collaboration avec le consulat général du Vietnam à Osaka.
Priorités : formation, mobilité et programmes conjoints
Les organisateurs ont présenté comme objectifs principaux le renforcement de la connectivité entre établissements, le partage d’expériences et la création d’opportunités de partenariat entre organismes éducatifs et communautés d’affaires des deux pays. Le programme vise explicitement à accompagner le développement des ressources humaines qualifiées via des actions ciblées en éducation, formation et échanges culturels.
Hà Ngoc Anh, directeur de l’Institut vietnamien de technologie appliquée et de développement de l’éducation, a insisté sur la nécessité de concentrer la coopération sur les secteurs présentant des besoins cruciaux. Il a notamment souligné la priorité à donner :
- aux échanges de programmes et de méthodes de formation ;
- à la mobilité d’enseignants, d’experts et d’étudiants ;
- au développement de programmes conjoints, bilingues et en ligne répondant aux normes internationales.
Des secteurs technologiques ciblés
Le discours officiel a identifié des domaines considérés comme prioritaires pour la coopération bilatérale, en fonction de leur fort potentiel et des besoins en main‑d’œuvre qualifiée. Parmi ces secteurs figure notamment :
- les technologies de l’information ;
- l’intelligence artificielle ;
- l’industrie des semi‑conducteurs ;
- la robotique et l’automatisation ;
- les biotechnologies.
Ces priorités reflètent des enjeux contemporains partagés : montée en compétences numériques, sécurisation des chaînes d’approvisionnement technologiques et renforcement des capacités de recherche appliquée. Elles s’inscrivent aussi dans une logique de rapprochement entre établissements d’enseignement et acteurs industriels afin de faciliter la transition entre formation et emploi.
Actions envisagées et implications
Si le programme de Huê pose des orientations, plusieurs types d’actions concrètes ont été évoqués pour transformer ces engagements en réalisations : mise en place de cursus conjoints (y compris en ligne), échanges de personnel académique, ateliers de formation bilingues et projets de recherche collaboratifs associant universités et entreprises. L’accent mis sur la qualité — programmes conformes aux normes internationales — vise à garantir la reconnaissance mutuelle des diplômes et la compétitivité des diplômés sur le marché du travail.
| Objectif | Actions proposées |
|---|---|
| Renforcer la formation | Cursus conjoints, modules bilingues, formation d’enseignants |
| Accroître la mobilité | Échanges d’étudiants, mobilité d’experts |
| Favoriser l’innovation | Projets recherche‑industrie, partenariats entre localités |
À court terme, ces mesures devraient augmenter les passerelles entre le milieu académique vietnamien et l’écosystème technologique japonais. À moyen et long terme, elles pourraient participer au développement d’une main‑d’œuvre mieux adaptée aux besoins des industries de pointe, notamment dans des domaines où la concurrence mondiale est forte.
Le modèle de coopération proposé repose sur une combinaison d’outils pédagogiques (formation en ligne, programmes bilingues) et de dispositifs de collaboration (projets conjoints, mobilité). Pour qu’il produise ses effets, il faudra néanmoins traduire ces orientations en accords institutionnels, financements et calendriers précis — éléments qui n’ont pas été détaillés lors du programme du 5 septembre.
Sur le plan régional, l’accent mis sur la connexion entre localités vietnamiennes et japonaises suggère aussi une volonté de décentraliser la coopération, en ne la cantonnant pas aux seules capitales ou grandes métropoles. Cette approche pourrait favoriser un développement plus équilibré des capacités en sciences et technologies au Vietnam.
Le programme de Huê constitue une étape dans la dynamique bilatérale : il fixe des priorités et esquisse des pistes d’action. La réalisation effective de ces projets dépendra désormais des accords entre institutions, des financements et des modalités pratiques de mise en œuvre.