Une information judiciaire pour « tentative de meurtre sur trois personnes dépositaires de l’autorité publique » a été ouverte mercredi à la suite de l'agression au couteau de trois policiers municipaux à Toulouse, survenue lundi en fin d'après-midi, a indiqué le parquet de Toulouse.
Le parquet écarte la piste terroriste
Le procureur a précisé que le parquet national antiterroriste (PNAT) « n’a donc pas retenu sa compétence ». Le caractère « islamiste » de l'attaque n'a donc pas été retenu par les autorités judiciaires, malgré le cri entendu par des témoins lors des faits.
Le principal suspect, détenu et écroué mercredi, est un homme de nationalité italienne âgé de 30 ans, né à Gênes. Lors de ses auditions, il aurait déclaré aux enquêteurs « avoir obéi à des voix », élément qui a conduit les magistrats à souligner sa « personnalité très perturbée sur le plan psychiatrique », selon le communiqué du parquet.
« Il faut souligner le remarquable sang-froid dont ont fait preuve les policiers municipaux qui n’ont pas fait usage de leur arme de service lors de ces faits, malgré la violence de l’agression. »
Les faits et leurs conséquences
Selon le communiqué, l'agresseur a interpellé un véhicule de la police municipale en brandissant un couteau puis, lorsque les trois agents sont sortis afin d'interpeller l'individu, il les a frappés avec son arme, un couteau dit à huître. Des témoins rapportent que l'homme a crié « Allah Akbar » pendant l'attaque.
Deux des policiers, une femme et un homme, ont été blessés aux bras. Protégés par leurs équipements, leurs blessures ne sont pas considérées comme graves ; ils se verront délivrer deux jours d'ITT. La troisième agente n'a pas été atteinte.
- Date des faits : lundi en fin d'après-midi (heure précisée par le parquet).
- Victimes : trois policiers municipaux ; deux légèrement blessés.
- Suspect : homme de 30 ans, Italien, écroué mercredi.
- Qualification judiciaire : tentative de meurtre sur personnes dépositaires de l'autorité publique.
Mesures judiciaires et médicales
Le suspect a d'abord été placé en garde à vue puis transféré dans une unité psychiatrique avant d'être de nouveau entendu et finalement déféré au parquet, qui a ordonné son écrouement. L'ouverture de l'information judiciaire signifie le lancement d'investigations approfondies confiées à un juge d'instruction.
Le parquet a aussi insisté sur le comportement des agents : malgré la violence de l'attaque et la présence de plusieurs armes blanches sur le suspect, ils n'ont pas fait usage de leur arme de service, fait relevé comme « remarquable » dans le communiqué.
| Élément | Information |
|---|---|
| Nature des faits | Agression à l'arme blanche visant trois policiers municipaux |
| Victimes | Trois agents ; deux légèrement blessés (bras) |
| Suspect | Italien, 30 ans, écroué |
| Qualification | Tentative de meurtre sur personnes dépositaires de l'autorité publique |
| Intervention antiterroriste | PNAT n'a pas retenu sa compétence |
Au-delà de l'enquête en cours, ce dossier illustre la complexité des cas où se mêlent gestes violents, éléments d'idéologie potentiellement verbalisés par l'auteur et indices psychiatriques. La décision du parquet de centraliser l'instruction au pénal et d'écarter le PNAT marque la volonté de faire reposer les poursuites sur des éléments strictement établis par l'enquête et l'expertise médicale.
Les investigations se poursuivent afin de préciser les motivations exactes, le parcours du mis en cause et les circonstances précises de l'attaque. Les magistrats et les enquêteurs doivent aussi déterminer si d'autres infractions connexes, notamment la détention d'armes blanches, seront poursuivies.