Classement fondé sur les données 2025
Le magazine britannique The Economist a classé, en décembre 2025, Israël au 3e rang d’un palmarès portant sur 36 économies étudiées, derrière le Portugal et l’Irlande. Le résultat, repris cette semaine par la communication du Premier ministre, repose sur une évaluation chiffrée des performances économiques enregistrées en 2025 et non sur une nouvelle étude publiée ces jours-ci.
Quatre indicateurs clés et la Bourse
Le positionnement d’Israël dans ce classement découle d’un agrégat de cinq indicateurs retenus par le magazine : l’inflation, son impact sur les prix à la consommation, la croissance, l’emploi et la performance boursière. Selon les informations économiques citées, la Bourse de Tel-Aviv a pesé positivement sur la note finale.
- Inflation et son étendue dans les prix à la consommation ;
- Croissance (les données reprises pour le classement font état d’une progression de 3,5 %) ;
- Emploi ;
- Performance boursière (contribution notable de la Bourse de Tel-Aviv).
La réaction politique
Interrogé sur ce classement, Benjamin Netanyahu a commenté la position d’Israël en des termes à la fois politiques et symboliques, y voyant « une forme d’aide divine » mais aussi le fruit d’une stratégie économique qu’il résume en deux mots : « libre marché ». Sa déclaration souligne que le bilan présenté par The Economist se rapporte à l’exercice 2025 et rappelle que ces chiffres servent d’outil d’analyse, davantage que de jugement définitif sur une trajectoire économique.
« Après trois ans de guerre, The Economist présente Israël comme l’une des trois économies les plus performantes. C’est incroyable. »
Contexte et portée des chiffres
Le classement de The Economist combine des indicateurs hétérogènes qui mesurent à la fois la stabilité des prix, la dynamique de la croissance et la vitalité des marchés financiers. La mention d’une croissance de 3,5 %, relevée par le quotidien économique israélien Globes dans les données retenues pour l’étude, explique en partie la bonne tenue du pays dans ce palmarès. Autre facteur : la vigueur relative des marchés actions, qui peut significativement améliorer une position dans un classement reposant sur plusieurs composantes.
Conséquences et limites
Pour les ménages et les acteurs économiques, un bon classement international peut avoir des effets concrets : attractivité pour les investisseurs, amélioration de la confiance des entreprises, et parfois impact sur les taux de change et les conditions de financement. En revanche, ces palmarès restent sensibles au choix des indicateurs et à la période retenue. La précision que le classement se base sur les données 2025 invite à la prudence avant d’en tirer des conclusions définitives sur la résilience structurelle ou sur la soutenabilité d’une trajectoire de croissance.
| Élément | Contribution au classement |
|---|---|
| Inflation (ET son incidence sur les prix) | Indicateur retenu |
| Croissance | 3,5 % (donnée reprise pour l’étude) |
| Emploi | Indicateur retenu |
| Performance boursière | Contribution notable (Bourse de Tel-Aviv) |
Au-delà de l’effet d’image, il reviendra aux analystes et aux institutions internationales d’observer les évolutions 2026 pour vérifier si la performance observée en 2025 se confirme. Pour l’heure, l’exploit affiche un paysage économique moins homogène que ne le laissent entendre les sommets des classements : les données montrent une amélioration mesurable sur un exercice, plutôt qu’une transformation immédiate des conditions de vie ou du tissu productif.