Un service local en sursis
À Huy, un atelier de repassage ancré dans la vie quotidienne de plusieurs centaines de foyers vit dans l’incertitude. Depuis que la section titres‑services de l’Agence Locale pour l’Emploi (ALEm) de Huy a été intégrée par l’antenne de Seraing, les six repasseuses qui travaillent dans le bâtiment situé rue Grégoire Bodart redoutent une fermeture et, potentiellement, la vente des lieux.
Sur place, le professionnalisme est intact : chemises pliées et commandes traitées, mais le sourire est entaché par l’inquiétude. Les salariés craignent que la centralisation des services n’entraîne la mise en vente du bâtiment hutois, privant ainsi la ville d’un service de proximité et mettant en jeu les emplois de ces travailleuses.
Des visages et des chiffres
| Élément | Donnee |
|---|---|
| Nombre de repasseuses | 6 |
| Lieu | Rue Grégoire Bodart, Huy |
| Clients réguliers évoqués | Environ 200 |
| Durée d’activité de l’une des travailleuses | 20 ans |
Des travailleuses attachées à leur métier
Dominique, 56 ans, est à l’atelier depuis deux décennies. Elle témoigne de l’attachement des repasseuses à leur clientèle et de la qualité du travail fourni. Elles soulignent un flux de commandes constant : citoyens privés, mais aussi entreprises comme Engie, qui confient le repassage des vêtements de leurs employés de la centrale de Tihange.
« Notre avenir ne tient qu’à un fil. (…) Du jour au lendemain, s’il est vendu, nous pourrions être toutes mises à la porte. »
Le départ de « plusieurs services de l’Agence Locale de l’Emploi et de la Fédération des commerçants » a déjà vidé partiellement le bâtiment, selon les repasseuses. Elles pointent une situation qui fragilise l’activité résiduelle et alimente la crainte d’une fermeture à brève échéance.
Conséquences locales et enjeux sociaux
La disparition d’un atelier de repassage à Huy aurait des répercussions doubles : d’abord humaines, pour les employées concernées qui exercent un métier souvent méconnu mais indispensable pour nombre de familles ; ensuite sociales, pour les clients — parmi lesquels des personnes âgées ou à mobilité réduite — qui perdraient un service de proximité. La relation de confiance entre ces repasseuses et leurs quelque 200 clients est mise en danger.
- Risque de perte d’emploi pour 6 travailleuses.
- Possible mise en vente du bâtiment rue Grégoire Bodart.
- Impact sur la desserte locale pour des clients réguliers et entreprises comme Engie.
Quelles suites ?
Les inquiétudes sont palpables mais, à ce stade, aucune décision formelle de vente ou de fermeture n’a été annoncée publiquement par l’ALEm ou par l’antenne de Seraing. Les repasseuses espèrent des clarifications et, si possible, des garanties pour le maintien de leur activité. Elles font aussi appel à la bienveillance de leurs clients et de la collectivité pour préserver un service ancré dans la vie hutoise.
Sur le terrain, la situation illustre une tension plus large : la concentration ou la mutualisation de services publics et associatifs, qui peuvent améliorer l’efficience administrative, risque parfois d’affaiblir l’offre locale et d’entraîner des conséquences sociales concrètes dans des communes comme Huy. Les prochains jours seront déterminants pour ces six salariées et pour les habitants qui utilisent leurs services.
Nous resterons attentifs aux réactions de l’ALEm, de l’antenne de Seraing et des autorités communales pour suivre l’évolution du dossier.