Les organisations syndicales du monde de l’enseignement ont annoncé mardi leur intention d’organiser une manifestation nationale le jeudi 10 septembre à Liège, deux semaines après la rentrée des classes. L’action se veut un signal fort contre les mesures d’économies prises par le gouvernement de la Fédération Wallonie‑Bruxelles dirigé par la majorité MR‑Engagés.
Un front commun pour protester dès la rentrée
Organisée « en front commun », selon Roland Lahaye, secrétaire général de la CSC‑Enseignement, la journée de mobilisation vise à dénoncer la mise en œuvre de plusieurs décisions budgétaires désormais en vigueur dans l’enseignement. Les syndicats entendent relancer une contestation poursuivie tout au long de l’année scolaire précédente et matérialisée par des actions locales et une marche nationale tenue le 9 avril dernier à Bruxelles.
« C'est une action du front commun », a déclaré Roland Lahaye mardi.
Cette dernière grande mobilisation d’avril avait rassemblé, selon les estimations relayées par Belga, entre 10 000 et 15 000 personnes dans les rues de la capitale. Les syndicats espèrent renouveler et amplifier ce niveau de mobilisation afin d’exercer une pression politique avant que ne s’enclenchent d’éventuelles nouvelles décisions d’économies.
La mesure la plus contestée
Parmi les mesures pointées du doigt, les enseignants dénoncent en particulier l’augmentation de 10 % de la charge horaire pour le personnel du secondaire supérieur, appliquée sans compensation salariale. C’est l’un des éléments qui cristallise la colère et alimente l’appel à manifester.
| Date | Lieu | Mesure contestée |
|---|---|---|
| 10 septembre 2026 | Liège | +10 % de charge horaire dans le secondaire supérieur (sans compensation) |
Enjeux pour la rentrée et conséquences possibles
Cette action survient en période sensible, lors de la reprise des classes, et souligne l’importance accordée par les syndicats à la question des conditions de travail et de l’attractivité du métier. Les conséquences potentielles sont multiples : perturbations locales ou régionales des cours, rassemblements d’enseignants et de familles, et une pression accrue sur les décideurs politiques de la Fédération Wallonie‑Bruxelles.
- Monde scolaire mobilisé en front commun contre les économies.
- Point de crispation central : hausse de la charge horaire sans hausse de salaire.
- Manifestation prévue deux semaines après la rentrée pour maximiser la visibilité.
Les syndicats, dont la CSC‑Enseignement, ne sont pas les seuls acteurs concernés : cette mobilisation entend rassembler l’ensemble des personnels de l’enseignement — enseignants, personnel administratif et éducatif — susceptibles d’être affectés par les réformes budgétaires. Le choix de Liège comme lieu de convergence illustre la volonté d’organiser un rassemblement national hors de Bruxelles, pour toucher un large public d’enseignants et de parents.
À ce stade, les détails pratiques de la manifestation — parcours, heures exactes, dispositifs d’accueil — n’ont pas été précisés publiquement par les organisateurs dans le communiqué relayé mardi. Les autorités communales et les zones de police concernées seront tenues d’organiser la logistique et la sécurité si une demande officielle leur est adressée.
La rentrée scolaire risque ainsi d’être marquée par une tension durable si aucun dialogue constructif ne s’engage entre les syndicats et le gouvernement au sujet des économies imposées au secteur.