Un important incendie s’est déclaré vendredi en milieu de journée dans les Hautes Fagnes, à l’est de la Belgique, et s’est rapidement propagé durant la nuit. En milieu de journée samedi, le feu avait déjà parcouru au moins 1.650 hectares, selon un bilan communiqué par les autorités.
Une propagation rapide et une menace pour les habitations
Le brasier, situé dans une vaste zone boisée prisée des randonneurs et proche de la frontière allemande, a d’abord menacé le village de Sourbrodt, d’environ 500 habitants, où l’évacuation a été envisagée. Les secours ont indiqué qu’il existait « un risque que le feu atteigne les habitations », tout en assurant « déployer tous les moyens pour les protéger », a expliqué Nicolas Yernaux, porte‑parole des autorités wallonnes.
« Il y a un risque que le feu atteigne les habitations mais on déploie tous les moyens pour les protéger »,
La situation a été qualifiée de « compliquée » et très dépendante des moyens aériens disponibles, a précisé le même porte‑parole. Les services de secours déployés sur place ont tenté de contenir les fronts de feu malgré des conditions météorologiques difficiles : la Belgique venait de connaître un épisode de fortes chaleurs, avec des températures ayant atteint 37 °C dans certaines régions vendredi.
Moyens renforcés, soutien européen
Face à l’ampleur du sinistre, des renforts ont été mobilisés depuis plusieurs régions de Belgique et d’Allemagne. La Belgique a également activé le mécanisme européen de protection civile pour obtenir des moyens supplémentaires.
- Deux bombardiers d’eau suédois attendus sur place;
- Deux hélicoptères sollicités, l’un provenant de la République tchèque, l’autre des Pays‑Bas;
- Trois camions pompiers belges de nouvelle génération déployés;
- Des agriculteurs locaux mobilisés pour aider les secours.
« Les Hautes Fagnes brûlent. La Belgique n’y fait pas face seule », a assuré la commissaire européenne chargée de coordonner le dispositif, Hadja Lahbib, soulignant le caractère transfrontalier et exceptionnel de l’intervention.
Évolution du sinistre
Le sinistre a connu une progression rapide en moins de 48 heures. Les autorités ont fait état des éléments suivants :
| Période | Surface brûlée (ha) |
|---|---|
| Vendredi soir | 80 |
| Samedi matin | 850 |
| Samedi en milieu de journée | 1.650 |
Ce bilan place déjà cet incendie parmi les plus importants de l’histoire récente de la Belgique, a indiqué la communication officielle relayée par les autorités régionales.
Contexte régional et conséquences
Le feu belge se situe à quelques dizaines de kilomètres d’un important incendie de l’autre côté de la frontière allemande, qui a déjà entraîné l’évacuation d’environ 1.800 personnes. La proximité de ces deux sinistres illustre l’impact des fortes chaleurs et de la sécheresse sur le risque d’incendie dans la région transfrontalière.
Sur le terrain, la capacité d’intervention reste dépendante des moyens aériens. Des appareils européens sont attendus afin de tenter d’infléchir la progression du front. En complément, des équipes terrestres — pompiers et volontaires agricoles — poursuivent les opérations de protection et d’isolation des zones habitées menacées.
Les autorités restent mobilisées et appellent la population à respecter les consignes éventuelles d’évacuation et à éviter toute activité à risque dans la zone affectée. Les services de sécurité continuent d’évaluer la situation au fil des opérations et des conditions météorologiques.
Ce dossier reste en développement : WE NEWS suivra l’évolution du sinistre et la coordination des moyens nationaux et européens dans les prochaines heures.