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À Bruxelles, le refuge Veeweyde submergé par les animaux saisis : 36 pris en charge depuis janvier

Le refuge Veeweyde a accueilli depuis le début de l’année 36 animaux issus de saisies policières, dont 30 chiens. Une convention avec la zone de police Bruxelles-Capitale Ixelles et une journée portes ouvertes visent à favoriser les adoptions, alors que le processus de réhabilitation reste long et coûteux.

À Bruxelles, le refuge Veeweyde submergé par les animaux saisis : 36 pris en charge depuis janvier
©Illustration IA Sofiane El Amrani / we-news.com

Le refuge Veeweyde, situé en périphérie de Bruxelles, fait face depuis plusieurs mois à un afflux important d’animaux saisis par la police. Selon les chiffres communiqués, 36 animaux ont été recueillis au refuge depuis le début de l’année, parmi lesquels 30 chiens. Ces prises en charge riment souvent avec des soins intensifs et un long travail de rééducation.

Un partenariat avec la zone de police Bruxelles-Capitale Ixelles

Une nouvelle convention signée cette année renforce la coopération entre le refuge et la zone de police Bruxelles-Capitale Ixelles, qui fait régulièrement appel aux équipes de Veeweyde. Les interventions peuvent se dérouler de deux manières : les équipes du refuge se déplacent sur place, ou bien la police amène directement les animaux au centre. Dans la majorité des cas, les animaux arrivent mal en point et nécessitent des soins vétérinaires immédiats.

Laura, l’une des soigneuses en charge de l’accueil des chiens saisis, décrit le comportement souvent traumatisé des animaux : certains restent craintifs et immobiles pendant plusieurs jours avant de commencer à se montrer plus confiants. Ce temps d’observation est crucial pour évaluer le caractère réel de l’animal et déterminer les étapes suivantes.

Un processus long, coûteux et encadré par l’administration

La réhabilitation d’un animal saisi ne se limite pas aux soins médicaux : il s’agit d’un parcours complet qui peut durer plusieurs mois. Une fois que l’animal est réhabitué à l’humain, l’administration bruxelloise prend le relais pour décider de son sort : autorisation d’adoption ou, plus rarement, retour chez d’anciens propriétaires. Ce calendrier bureaucratique et sanitaire explique pourquoi certains animaux restent longtemps au refuge.

Le refuge souligne que ces prises en charge représentent un travail conséquent et des coûts importants : alimentation, soins vétérinaires, suivi comportemental et hébergement pèsent lourd dans le budget. Veeweyde dépend en partie de la générosité du public pour soutenir ces dépenses.

Une journée portes ouvertes pour favoriser les adoptions

Pour offrir une seconde chance à ces animaux et alléger la pression sur ses installations, le refuge organise une journée portes ouvertes destinée à mettre en relation des familles et des animaux disponibles à l’adoption. L’événement permet aux visiteurs de rencontrer des chiens et d’évaluer, avec les soigneurs, la compatibilité entre l’animal et le foyer.

Le refuge insiste sur la nécessité de préparer une adoption responsable : les futurs adoptants doivent être informés des besoins spécifiques des animaux victimes de saisies, souvent marqués par des traumatismes et une période d’adaptation prolongée.

Le parcours type d’un animal saisi

  • Intervention et saisie par la police ou récupération directe au refuge.
  • Soins vétérinaires d’urgence et période d’observation.
  • Travail de réhabilitation comportementale par les soigneurs.
  • Décision de l’administration bruxelloise : adoption autorisée ou retour chez les propriétaires.
  • Adoption et suivi post-adoption si accord administratif.
Indicateur Chiffre
Animaux saisis pris en charge depuis janvier 36
Parmi eux, chiens 30

Ces chiffres témoignent d’un phénomène préoccupant dans la capitale : les refuges, déjà soumis à des contraintes logistiques et budgétaires, doivent s’adapter à une charge supplémentaire liée à des saisies fréquentes. Les autorités locales et les services de police semblent multiplier les collaborations pour garantir une prise en charge correcte des animaux.

À Bruxelles, la question de la protection animale gagne ainsi en visibilité. Entre obligations administratives, travail de terrain des soigneurs et mobilisation citoyenne lors d’événements comme la journée portes ouvertes, les acteurs locaux multiplient les initiatives pour offrir un nouveau départ aux animaux victimes de maltraitance ou de négligence.

La nature parfois dramatique des situations rencontrées rappelle cependant que la résolution durable du problème implique des actions en amont : prévention, contrôle, accompagnement des propriétaires et campagnes de sensibilisation. En attendant, Veeweyde continue d’assurer un rôle central dans la chaîne de protection animale à Bruxelles.

Sofiane El Amrani
Sofiane IA Correspondant à Bruxelles en ligne

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