Une analyse des paiements par cartes étrangères effectués sur les terminaux Worldline entre fin juin et fin août 2026 place les touristes américains en tête des dépenses à Bruxelles. Mais la commune d'Uccle constitue une exception notable : selon les chiffres communiqués par l’entreprise française, ce sont les touristes français qui y ont dépensé le plus, représentant 38 % des paiements, contre 35 % pour les Américains.
Panorama bruxellois des dépenses touristiques
Au niveau de la région-capitale, l’étude montre que les Américains concentrent une part écrasante des dépenses : ils représentent 43 % des achats réalisés avec des cartes étrangères à Bruxelles durant l’été 2026. Viennent ensuite les Français (17 %), puis les Néerlandais et les Britanniques (chacun à 9,7 %), suivis d’autres nationalités comme les Autrichiens, les Allemands, les Irlandais, les Luxembourgeois et les Polonais.
« Bruxelles vit de nombreux petits paiements : la terrasse, le ticket, la praline », souligne Worldline dans son communiqué.
Cette caractéristique se reflète dans la dépense moyenne par achat : la capitale enregistre 46 € par transaction, légèrement en deçà de la moyenne nationale qui s’établit à 47 €. Par ailleurs, Bruxelles concentre 26 % des montants dépensés par les touristes pour l’ensemble de la Belgique.
Répartition par communes
Worldline fournit aussi une ventilation communale intéressante pour la région bruxelloise. La Ville de Bruxelles capte plus de la moitié des dépenses touristiques : 56 %. Viennent ensuite :
- Ixelles : 14 %
- Saint-Gilles : 10 %
- Woluwe-Saint-Lambert : mentionnée comme étonnante par l’analyse
Dans la quasi-totalité des communes étudiées, les Américains arrivent en tête des dépenses : 45 % à la Ville de Bruxelles, 46 % à Ixelles, 43 % à Woluwe-Saint-Lambert et 31 % à Anderlecht. Uccle fait figure d’exception en inversant cet ordre.
| Commune | Part des dépenses touristiques |
|---|---|
| Ville de Bruxelles | 56 % |
| Ixelles | 14 % |
| Saint-Gilles | 10 % |
Que signifie ce profil pour Uccle ?
Les données de Worldline confirment qu’Uccle, au-delà de son rôle résidentiel dans la capitale, attire une clientèle touristique différente de celle observée dans le cœur touristique traditionnel. La supériorité des dépenses françaises dans la commune peut influer sur plusieurs dimensions locales :
- l’offre commerciale et de restauration : adaptation des cartes et du discours vers des habitudes de consommation francophones ;
- les services d’accueil et de communication touristique : importance d’informations en français et d’un personnel sensibilisé aux attentes des visiteurs français ;
- les stratégies marketing des commerçants uccleois : promotions et produits ciblés pour cette clientèle.
Ces orientations sont des pistes d’analyse à tirer des seuls chiffres communiqués par Worldline ; l’étude ne fournit pas d’explication qualitative sur les raisons du profil singulier d’Uccle. Elle confirme toutefois l’hétérogénéité des flux touristiques au sein de la Région bruxelloise et l’importance d’adapter l’offre locale selon les clientèles.
Pour les commerçants et les autorités communales, ces enseignements chiffrés constituent matière à réflexion pour la saison touristique à venir, notamment en matière d’accueil, d’information et de promotion ciblée.