Le Syndicat du Val de Loire (SVL), qui assure l'alimentation en eau potable de secteurs du Bocage bressuirais et d'une partie du Thouarsais, a annoncé la détection d'une molécule de fongicide au forage de Ligaine. Selon le syndicat, la concentration relevée dépasse le seuil de potabilité réglementaire mais n'atteint pas le niveau défini comme présentant un risque sanitaire aigu.
Un signalement qui conduit à un plan d'action
Face à cette découverte, le SVL a décidé de lancer une étude destinée à identifier des solutions de traitement « plus efficaces », afin de garantir la qualité de l'eau distribuée aux quelque 41 000 abonnés concernés. Le syndicat veut aussi améliorer le suivi et la gestion des ressources en eau souterraine alimentant ces territoires.
« Il faut améliorer la situation »
Cette phrase, reprise dans le titre du communiqué local, illustre la préoccupation des gestionnaires. Aucune mesure de restriction de consommation n'a pour l'instant été annoncée. Le syndicat précise que les analyses systématiques réalisées sur les eaux du réseau montrent, dans l'ensemble, une conformité satisfaisante, mais que la présence de cette molécule impose de réévaluer les dispositifs de surveillance et de traitement.
Qu'est-ce que le chlorothalonil ?
Le chlorothalonil est un fongicide largement utilisé en agriculture pour lutter contre diverses maladies cryptogamiques. Sa présence dans les eaux souterraines est régulièrement surveillée par les autorités sanitaires et les opérateurs d'eau pour éviter tout dépassement des normes de qualité de l'eau potable. Dans ce cas précis, le niveau relevé au forage de Ligaine dépasse le seuil de potabilité mais reste, selon le SVL, en-deçà d'un niveau classé « à risques » pour la santé immédiate.
Conséquences locales et réponses techniques possibles
La détection d'une substance active agricole impose plusieurs types de réponses, techniques et organisationnelles. Sans préjuger des solutions que retiendra l'étude lancée par le SVL, on peut rappeler les leviers habituellement mobilisés par les gestionnaires de réseau :
- renforcement des prélèvements et des analyses pour suivre l'évolution de la concentration ;
- révision des traitements en usine (fixation sur charbon actif, oxydation avancée, filtration spécifique) ;
- gestion source : recherche et protection des zones d'alimentation du forage ;
- information et communication aux abonnés pour assurer la transparence.
Le syndicat a indiqué vouloir identifier des solutions de traitement « plus efficaces » ; l'étude engagée doit préciser les options techniques applicables au cas du forage de Ligaine et leur calendrier de mise en œuvre.
Quels publics sont concernés ?
Le SVL alimente quotidiennement des communes du Bocage bressuirais et du Thouarsais. Au total, environ 41 000 abonnés sont fournis par ce réseau. À ce stade, le syndic n'a pas demandé de restriction d'usage ni d'intervention particulière aux usagers. Les élus locaux et les autorités sanitaires seront tenus informés des résultats complémentaires d'analyse et des préconisations issues de l'étude.
| Élément | Information |
|---|---|
| Structure | Syndicat du Val de Loire (SVL) |
| Forage concerné | Ligaine |
| Substance détectée | Chlorothalonil (fongicide) |
| Nombre d'abonnés alimentés | ~41 000 |
| Mesures prises | Étude en cours pour définir des traitements plus efficaces |
Le suivi de cette situation est important pour la confiance des usagers et la gestion de la ressource en eau. Le SVL a la responsabilité d'assurer la sécurité sanitaire des réseaux dont il a la charge et de proposer des mesures correctrices si nécessaire. Les abonnés peuvent s'attendre à des communications régulières de la part du syndicat au fur et à mesure de l'avancée de l'étude.
Nous mettrons à jour cet article dès que le syndicat communiquera des éléments nouveaux, notamment les résultats détaillés des analyses et les préconisations techniques proposées.