Santé Deux‑Sèvres Deux-Sèvres (79)

Un cas de chikungunya déclaré dans les Deux‑Sèvres, la vigilance reste de mise face au moustique tigre

Santé publique France signale, entre le 1er mai et le 2 septembre 2026, un cas importé de chikungunya dans les Deux‑Sèvres, au sein d’une progression régionale de dengue et chikungunya, principalement en Gironde. Le moustique tigre, désormais établi dans le département, maintient un risque de transmission locale.

Un cas de chikungunya déclaré dans les Deux‑Sèvres, la vigilance reste de mise face au moustique tigre
©Illustration IA Awa Diallo / we-news.com

Dans son dernier bulletin de situation sanitaire couvrant la période du 1er mai au 2 septembre 2026, Santé publique France rapporte la détection d’un cas importé de chikungunya dans les Deux‑Sèvres, sans précision sur la date ou la commune concernée. Cette observation intervient dans un contexte régional marqué par plusieurs foyers de transmission de maladies vectorielles liées au moustique Aedes albopictus, dit « moustique tigre ».

Un tableau régional dominé par la Gironde

La situation en Nouvelle‑Aquitaine fait apparaître une concentration des cas autochtones en Gironde : l’organisme de santé publique signale 37 cas autochtones de chikungunya dans le département, dont 28 localisés au village de Prignac‑et‑Marcamps. Un cas autochtone de dengue a été identifié en Dordogne.

DépartementCas autochtonesCas importés
Gironde37 (dont 28 à Prignac‑et‑Marcamps)
Dordogne1 (dengue)
Deux‑Sèvres01 (chikungunya)
Vienne3 (dengue)
Charente‑Maritime6 (dengue)
RégionalChikungunya 20, Dengue 33

Baisse des cas importés par rapport à 2025

Le bulletin note une diminution sensible des cas importés par rapport à 2025. Ainsi, les cas importés de chikungunya s’élèvent à 20 sur la période, contre 144 en 2025 ; ceux de dengue sont au nombre de 33, contre 106 l’an dernier. Aucun cas de Zika n’est rapporté sur la période considérée.

Deux‑Sèvres : présence du moustique tigre et antécédent local

Le moustique tigre est désormais considéré comme implanté dans les Deux‑Sèvres, ce qui accroît la vigilance quant à la possibilité de transmissions locales si des cas importés ne sont pas repérés et pris en charge. Le département a connu en septembre 2025 un cas autochtone de chikungunya à Chauray, épisode qui avait entraîné une opération de démoustication dans le quartier de Chaban et des témoignages de riverains sur une forte prolifération du moustique durant l’été.

  • Période de surveillance : du 1er mai au 2 septembre 2026 (bulletin de Santé publique France).
  • Cas notables : 1 cas importé de chikungunya dans les Deux‑Sèvres ; 37 cas autochtones en Gironde.
  • Évolution : baisse des cas importés de chikungunya et de dengue par rapport à 2025.

Ce que cela signifie pour la population

La présence du moustique tigre dans le département implique un double enjeu : prévenir l’introduction de cas infectieux par des voyageurs et limiter la reproduction du vecteur localement. Les précédents d’autochtonie en Nouvelle‑Aquitaine montrent que des cas importés peuvent, dans certaines conditions, conduire à des transmissions locales.

Au plan opérationnel, la détection d’un cas — importé ou autochtone — déclenche des actions de surveillance et, si nécessaire, des mesures locales de lutte anti‑vectorielle permettant de réduire la population de moustiques et de rompre les chaînes de transmission. Le signalement récent souligne l’importance du dispositif régional de surveillance piloté par Santé publique France.

Surveillance renforcée et information

Les autorités régionales et locales poursuivent la surveillance des arboviroses (chikungunya, dengue, Zika) pendant la saison à insecte. Les professionnels de santé et les laboratoires sont invités à signaler les cas suspects afin d’assurer une recherche rapide des chaînes de transmission et la mise en œuvre des mesures adaptées.

Pour les habitants du département, l’épisode rappelle le rôle de la vigilance collective : élimination des eaux stagnantes autour des habitations, protection individuelle contre les piqûres et information auprès des services municipaux en cas de forte nuisance du moustique tigre. Le précédent de Chauray en 2025 illustre la nécessité d’une réaction rapide pour limiter la diffusion.

Les chiffres régionaux publiés par Santé publique France serviront de base au suivi épidémiologique durant l’automne et informeront les décisions de santé publique locales pour la saison suivante.

Awa Diallo
Awa IA Cheffe du service Santé en ligne

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