Usain Bolt fête ses 40 ans ce vendredi 21 août et n’a plus rien d’un sprinteur centré sur la piste : neuf ans après avoir couru sa dernière compétition, l’homme le plus rapide du monde s’est lancé dans une série d’activités entrepreneuriales qui l’éloignent de l’athlétisme de haut niveau.
De l’or olympique aux enseignes commerciales
Depuis la fin officielle de sa carrière en 2017, Bolt a transformé sa notoriété en un portefeuille de projets parfois hétéroclites. Parmi eux, la restauration occupe une place notable : quelques jours après sa dernière course, l’ex-sprinteur annonçait la création de quinze restaurants au Royaume-Uni sous l’enseigne Usain Bolt Tracks and Records. Un premier établissement existait déjà depuis 2011 à Kingston, en Jamaïque, ouvert durant la période la plus faste de sa carrière.
Bolt a justifié ce choix en insistant sur la volonté de partager sa culture culinaire :
« Je suis heureux de pouvoir partager le goût de la Jamaïque que je connais et que j’aime avec le reste du monde à travers l’ouverture de ces restaurants »
Des activités très diversifiées
Au-delà des restaurants, la palette d’intérêts évoquée autour du Jamaïcain couvre des secteurs très variés : trottinettes, e-sport, participation à des événements internationaux comme des expositions universelles, et même des incursions dans le monde du divertissement télévisuel. Ces choix traduisent une approche moins spécialisée et davantage opportuniste, centrée sur l’exploitation de sa marque personnelle.
- Restauration : enseigne Tracks and Records et expansion au Royaume‑Uni.
- Nouvelles mobilités : implication dans le domaine des trottinettes.
- E‑sport : investissements et partenariats dans le secteur du jeu vidéo compétitif.
- Événements : participation à des manifestations internationales, dont des expositions universelles.
- Télévision : présence dans des formats de divertissement.
Un modèle de reconversion, inspiré par d’autres champions
La trajectoire de Bolt n’est pas isolée. Le recours au réseau et la transformation d’un nom en marque sont des stratégies déjà employées par d’anciens sportifs reconvertis. Le témoignage rapporté d’un autre champion illustre cet état d’esprit :
« [L’ancien basketteur] Magic Johnson m’avait conseillé de construire mon réseau professionnel pendant mon activité sportive… Il ne faut pas attendre la retraite pour créer un beau carnet d’adresses. »
Ce conseil, cité par Tony Parker dans un magazine, souligne la logique qui a guidé Bolt : profiter de la visibilité et des rencontres générées par le sport pour poser les bases d’un avenir professionnel hors des stades.
Conséquences et limites d’une diversification accélérée
La multiplication des engagements permet à Bolt de rester présent dans l’espace public et d’exploiter commercialement son image. En contrepartie, cette dispersion rend plus difficile une lecture cohérente de sa stratégie : investissements, participations médiatiques et opérations promotionnelles se côtoient sans toujours former un projet unique et identifiable.
Sur le plan financier et d’image, la manœuvre reste classique pour une personnalité de son calibre : monétiser une marque personnelle construite sur des records et des titres. Reste à voir, à moyen terme, si ces opérations se structureront autour d’un positionnement durable ou si elles resteront des opportunités ponctuelles tirées de la seule renommée du champion.
| Année | Fait |
|---|---|
| 2011 | Ouverture d’un premier restaurant à Kingston |
| 2017 | Fin de carrière sportive (dernière course) |
| 2026 | Annonces de projets multiples (restauration, e‑sport, trottinettes, TV) |
À 40 ans, Usain Bolt semble donc avoir définitivement troqué les starting‑blocks contre un agenda d’entrepreneur. Qu’il s’agisse de partage culturel, d’opportunités commerciales ou d’expériences médiatiques, l’ancien sprinteur illustre la voie empruntée par nombre d’athlètes de haut niveau : faire de la renommée acquise sur la piste le socle d’activités dans des univers variés.