Le retour potentiel d’un parc d’attractions sur le site de Mirapolis, dans le Val-d’Oise, suscite des discussions à haut niveau. Selon des informations révélées par Politico et relayées par la presse française, un projet axé sur l’univers du manga Dragon Ball est à l’étude, avec l’implication du fonds souverain saoudien et des échanges menés avec l’Élysée.
Un chantier de grande ampleur sur un site vacant depuis 1991
Mirapolis, fermé définitivement en 1991, est resté longtemps à l’abandon. Le site, qui avait accueilli un parc thématique à la fin des années 1980, pourrait bénéficier d’un nouvel investissement majeur. D’après les sources rapportées, le montage financier envisagé par la partie saoudienne pourrait dépasser la barre symbolique d’un milliard d'euros.
- Un portage probable par Qiddiya Investment Company, filiale du Public Investment Fund (PIF) saoudien, déjà impliquée dans de grands projets de loisirs aux Emirats et en Arabie saoudite.
- Des discussions diplomatiques et techniques, qualifiées de « confidentielles », entre Paris et Riyad via des interlocuteurs liés à l’Élysée.
- Un potentiel impact économique local et régional, notamment pour la commune nouvelle de Cergy‑Pontoise et la région Île‑de‑France.
Réactions institutionnelles et enjeux
La région Île‑de‑France a accueilli favorablement l’information en la qualifiant d’opportunité pour son territoire, évoquant l’attraction d’investissements étrangers. Contacté, le cabinet présidentiel n’a pas confirmé officiellement les négociations rapportées par la presse.
« Une très bonne nouvelle pour le Val‑d'Oise, qui manque d'investissements étrangers. »
Cette déclaration, rapportée par la presse locale, souligne les attentes en matière d’emplois, de retombées touristiques et de dynamisation économique. Un tel projet, s’il se concrétise, impliquerait des études de faisabilité, des autorisations d’urbanisme et des engagements financiers à long terme.
Opportunités et points d’attention
Plusieurs éléments plaident en faveur d’un tel investissement : la proximité de Paris, l’expérience du PIF dans des méga‑projets de loisirs (notamment Qiddiya près de Riyad) et la capacité d’un parc thématique à générer un flux touristique durable. Toutefois, des questions persistent :
- Le calendrier et la nature exacte des engagements financiers n’ont pas été précisés.
- Le coût total et les retombées nettes pour les finances publiques et les collectivités locales restent à établir précisément.
- Les précédents d’échecs commerciaux dans le secteur des parcs (dont Mirapolis fut l’un) incitent à la prudence sur le modèle économique retenu.
Les informations disponibles indiquent que Qiddiya Investment Company, entité liée au PIF, figure au cœur des discussions. Qiddiya supervise déjà des investissements massifs dans le loisir et le divertissement en Arabie saoudite, ce qui peut jouer en faveur d’une expertise opérationnelle, mais n’assure pas pour autant le succès commercial d’un projet en région parisienne.
| Élément | Information |
|---|---|
| Site | Ancien parc Mirapolis (Val‑d’Oise) |
| Fermeture | 1991 |
| Projet | Parc thématique Dragon Ball (à l’étude) |
| Investisseur pressenti | Qiddiya Investment Company / PIF (Arabie saoudite) |
| Montant évoqué | Supérieur à 1 milliard d’euros (estimation médiatique) |
Sur le plan économique, l’arrivée d’un investisseur du calibre du PIF pourrait constituer une bouffée d’oxygène pour un territoire en recherche d’investissements structurants. Mais la viabilité d’un parc thématique dépendra de la capacité des porteurs à assurer une fréquentation suffisante, à intégrer le projet dans une stratégie touristique régionale cohérente et à négocier les conditions d’exploitation avec les autorités locales.
Pour l’heure, aucune date n’a été annoncée pour le lancement des travaux ou la signature d’accords définitifs. Les acteurs publics et privés concernés devront fournir des éléments concrets (plan d’affaires, calendrier, garanties) avant que le projet — potentiellement transformateur pour le Val‑d’Oise — ne passe à la phase opérationnelle.