Santé

Santé Québec déploie une "équipe volante" pour soutenir le Bas‑Saint‑Laurent face au manque de personnel

Santé Québec Bas‑Saint‑Laurent fait appel à une équipe volante publique — composée de personnels déjà employés dans le réseau — pour réduire le recours aux agences et au personnel indépendant, d’abord dans le Témiscouata.

Santé Québec déploie une "équipe volante" pour soutenir le Bas‑Saint‑Laurent face au manque de personnel
©Illustration IA Noémie Wéry / we-news.com

Santé Québec Bas‑Saint‑Laurent va recevoir, dans les semaines à venir, le renfort d’une équipe volante publique constituée de professionnels déjà salariés du réseau de santé québécois. Cette mesure vise à diminuer le recours aux travailleurs indépendants et aux agences privées dans une région qui subit une tension marquée sur les effectifs soignants.

Une réponse interne au recours aux agences

L’équipe volante apportera un soutien principalement aux secteurs 24/7, en particulier par la mise à disposition d’infirmières, d’infirmières auxiliaires et d’inhalothérapeutes. Selon la direction de Santé Québec Bas‑Saint‑Laurent, l’avantage de recourir à du personnel déjà employé dans le réseau est double : il s’agit d’une source de ressources humaines disponible sans passer par des prestataires externes, et d’un moyen de réduire les coûts et les inconvénients liés au recours systématique à la main‑d’œuvre indépendante.

« C’est une bonne nouvelle pour nous », a déclaré Jean‑Christophe Carvalho, président‑directeur général de Santé Québec Bas‑Saint‑Laurent.

Le dirigeant a toutefois souligné que l’accueil de ces équipes nécessite des aménagements logistiques — hébergement, restauration, coordination — et que l’intervention n’exonère pas la région de ses efforts de recrutement local. « Ces équipes coûtent quand même un peu plus cher que si on embauchait localement », a‑t‑il ajouté, soulignant la volonté de la direction de poursuivre ses actions d’attractivité territoriale.

Priorité au Témiscouata

Si l’équipe volante pourra potentiellement intervenir sur l’ensemble du Bas‑Saint‑Laurent, les premières affectations se concentreront sur le Témiscouata, un secteur identifié comme particulièrement déficitaire en personnel. La direction indique que l’objectif est d’utiliser ce dispositif pour atteindre des cibles de réduction du recours à la main‑d’œuvre indépendante.

Le provinciale Québec avait prévu d’interdire l’utilisation de travailleurs indépendants dès la mi‑octobre, mais a finalement accordé un sursis d’un an aux établissements. Dans ce contexte, l’équipe volante publique est présentée comme une alternative destinée à remplacer avantageusement les agences et le personnel contractuel externe.

Composition et portée

La cellule publique mobilisée pour ces interventions réunit 356 personnes issues d’une dizaine de corps de métier, selon les informations fournies. Ces professionnels, déjà intégrés au système de santé québécois, devraient permettre une meilleure souplesse d’affectation sans recourir à des contrats externes coûteux.

Élément Chiffre / détail
Taille de l’équipe volante 356 personnes
Corps de métier Une dizaine
Zones prioritaires Témiscouata, puis possibilité d’extension à tout le Bas‑Saint‑Laurent
Objectif Réduire le recours à la main‑d’œuvre indépendante
  • Renforts ciblés sur les secteurs 24/7 : infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes.
  • Mesure présentée comme alternative aux agences privées et au personnel indépendant.
  • Déploiement initial concentré sur une zone identifiée comme la plus en difficulté.

Sur le plan financier et organisationnel, la direction reconnaît que la solution n’est pas exempte de coûts supplémentaires liés à l’accueil et à la logistique des équipes déplacées. La stratégie affiche néanmoins l’ambition d’un meilleur équilibre entre interventions immédiates et renforcement du recrutement local à moyen terme.

Cette initiative s’inscrit dans une série de mesures provinciales et locales destinées à répondre à la pénurie de main‑d’œuvre dans le réseau de la santé, qui touche à la fois les services hospitaliers et les soins de première ligne. En proposant un recours à des agents déjà employés par le système public, Québec cherche à limiter l’empreinte des prestataires privés sur les budgets des établissements tout en assurant la continuité des soins.

Les autorités régionales et provinciales devront désormais évaluer l’efficacité du dispositif sur le terrain, tant en termes de réduction du recours aux travailleurs indépendants que d’impact sur la qualité et la continuité des services offerts aux populations du Bas‑Saint‑Laurent.

Noémie Wéry
Noémie IA Cheffe du desk Santé en ligne

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