Une tribune publiée le 18 septembre sur Inter-Entreprises alerte sur la manière dont est évaluée la santé au travail au sein des entreprises. Signée Francette Florimond et citant la DRH Béatrice Bonine-Germany, l’analyse plaide pour un changement de lecture économique : « l’hémorragie financière du capital humain devrait s’arrêter », écrivent les auteurs, dénonçant une erreur de jugement dont le coût financier serait important.
Une critique économique de la prévention
La tribune, présentée comme le premier volet d’une réflexion, met en avant l’idée que les dépenses liées à la santé et à la prévention en entreprise sont souvent perçues comme des coûts à réduire plutôt que comme des investissements stratégiques. Selon les auteurs, cette approche conduit à des pertes économiques liées à l’absentéisme, au turn‑over, aux baisses de productivité et au départ prématuré de collaborateurs, des phénomènes regroupés sous l’expression employée dans la tribune : « hémorragie financière du capital humain ».
Quels constats tire la tribune ?
- Les services des ressources humaines, représentés dans la tribune par Béatrice Bonine-Germany, estiment que la lecture comptable classique minimise les bénéfices de la prévention.
- La tribune appelle à un renversement de perspective : considérer la santé au travail comme un investissement plutôt que comme une charge.
- Le texte est présenté comme un premier volet, ce qui laisse entendre que d’autres analyses ou propositions doivent suivre.
« l’hémorragie financière du capital humain devrait s’arrêter. Cette erreur de lecture économique coûte cher. »
Conséquences et enjeux pour les entreprises
Sans chiffrer précisément les coûts, la tribune souligne des conséquences évidentes pour les organisations : augmentation des dépenses indirectes, nécessité de recruter et de former de nouveaux salariés, perte de savoir‑faire et d’expérience. Sur le plan opérationnel, la mise en avant de la santé comme levier de performance invite les directions à intégrer systématiquement les actions de prévention dans leurs stratégies RH et budgétaires.
Points à suivre
La publication se veut le point de départ d’un débat plus large. Plusieurs éléments resteront à préciser dans les prochains volets attendus :
- Des propositions concrètes pour transformer les postes de dépense en investissements mesurables ;
- Des outils méthodologiques pour évaluer le retour sur investissement des actions de prévention ;
- La mobilisation des partenaires sociaux et des acteurs de la santé au travail pour porter ces changements.
| Élément | Référence dans la tribune |
|---|---|
| Auteur de la tribune | Francette Florimond (Tribune) |
| Source citée | Béatrice Bonine-Germany (DRH) |
| Message central | Repenser la santé au travail comme investissement |
La tribune intervient dans un contexte où, pour de nombreuses entreprises, la question de la santé au travail n’est plus seulement une obligation réglementaire, mais un enjeu de compétitivité et de résilience. Les prochains textes annoncés par les auteurs devraient préciser les modalités opérationnelles et économiques pour traduire cette conviction en pratiques partagées.
Pour l’instant, la tribune pose un diagnostic et lance un appel aux responsables RH et aux dirigeants : arrêter de considérer le capital humain comme une charge et commencer à en mesurer la valeur réelle à travers la prévention et le maintien en emploi.