Le festival Présence autochtone poursuit sa montée en visibilité à Montréal, proposant un dispositif urbain et artistique destiné à mettre en lumière la diversité des cultures autochtones. Au‑delà des projections programmées dans plusieurs cinémas de la ville, l'événement a installé à la place des Festivals un espace vivant où se côtoient spectacles, ateliers et kiosques d'artisans.
Un lieu de rencontres au centre de la vie urbaine
La place des Festivals s'est transformée en point de convergence : on y rencontre des dancers, des marionnettes géantes, des artisans, mais aussi des ateliers pratiques — bijoux, photographie, ou même une activité de simulation de fouilles archéologiques —, autant d'initiatives destinées à nourrir le dialogue entre Autochtones et allochtones. Le programme met l'accent sur l'accessibilité et la pédagogie, offrant aux curieux des formats variés pour découvrir des savoirs et des créations artistiques.
Portraits et mémoire : le rôle des arts visuels
Parmi les figures présentes, le photographe mohawk Martin Akwiranoron Loft tient un rôle particulier. Fidèle au festival, il réalise des portraits sous une tente du site, à l'aide d'un appareil à soufflet. Ses clichés sont ensuite rassemblés dans un grand livre qu'il prend le temps d'expliquer aux visiteurs, insistant sur la portée narrative du portrait pour raconter des trajectoires individuelles et collectives.
« Les jeunes garderont le souvenir d’être venus ici, d’avoir été respectueux, d’avoir honoré les chants, et ainsi de suite. [...] Pour dire que nous n’étions pas simplement des personnes déplacées, que nous sommes restés, que nous avons contribué, et que notre rôle dans l’histoire de ce territoire est indissociable à la façon que les gens vivent. »
Cette citation du photographe souligne la volonté du festival de documenter et d'affirmer la présence autochtone dans l'espace urbain, non comme un vestige mais comme une contribution vivante à la société montréalaise.
Programmation pluridisciplinaire
Le festival ne se limite pas à la scène ou à l'écran : il combine plusieurs disciplines pour offrir une expérience immersive et éducative. Le volet cinématographique, réparti dans différents cinémas montréalais, complète l'animation de la place des Festivals et permet d'aborder des thématiques contemporaines et historiques à travers la création filmique autochtone.
- Performances et danses traditionnelles
- Marionnettes géantes et spectacles de rue
- Kiosques d'artisans et ateliers pratiques (bijoux, photo, etc.)
- Activités pédagogiques, dont une simulation de fouilles archéologiques
- Projections de films dans plusieurs cinémas de la ville
| Site | Type d'activité |
|---|---|
| Place des Festivals | Performances, ateliers, kiosques, studio photo |
| Différents cinémas | Projections de films autochtones |
En combinant événements populaires en plein air et programmation cinématographique en salle, le festival renforcerait ainsi sa capacité à toucher des publics variés — familles, jeunes, amateurs de cinéma et curieux de cultures — et à favoriser l'échange interculturel.
Un espace de transmission et de célébration
La tonalité observée sur le site est celle de la transmission : les activités sont conçues pour transmettre des savoirs, célébrer des pratiques et reconnaître la présence historique des peuples autochtones dans les territoires urbains. Le festival crée des moments où la convivialité va de pair avec la réflexion sur la place et la contribution des communautés autochtones dans la société contemporaine.
Présence autochtone confirme ainsi son statut d'événement majeur de la saison montréalaise, par son amplitude programmatique et par sa capacité à inviter un large public à écouter, apprendre et partager.