Pour la 29e édition des « vacances artistiques », l’association Domino a conduit un séjour de création réunissant 17 personnes en situation de handicap mental. Pendant quinze jours, les stagiaires ont travaillé au domaine de Mestre Gouny à Roquesérière autour du mythe de Perséphone, donnant naissance à un spectacle mêlant théâtre, danse et jeux d’ombres. La restitution publique est programmée samedi 15 août à 17h30 à la salle Jacques Brel.
Un dispositif encadré par des professionnels
Créée en avril 2001 par des professionnels de la santé et des animateurs artistiques, l’association Domino a pour vocation d’aborder la santé mentale par une approche culturelle et artistique, en plaçant l’humain au cœur de ses actions. Le séjour de création a été encadré par une équipe pluridisciplinaire conduite par Marie‑Claire Grasset, psychologue clinicienne et formatrice en expression théâtrale, qui a assuré la mise en scène.
Comédiennes, éducatrices, danseuses ainsi que régisseurs lumière et son ont mis leur professionnalisme au service du projet. Les participants ont été accueillis en stage sur deux lieux — Saint‑Sulpice et Bessières — tandis que l’hébergement s’est déroulé dans la nouvelle hostellerie d’accueil du domaine de Roquesérière.
Un travail quotidien rythmé et structuré
Durant la quinzaine, les stagiaires ont suivi un protocole de travail précis : trois séances quotidiennes d’une heure et demie dans des salles climatisées, réparties entre deux espaces distincts dédiés aux ateliers de danse et de théâtre. Ces conditions ont permis un travail à la fois intensif et sécurisé.
- 17 participants en situation de handicap mental
- 15 jours de stage au domaine Mestre Gouny (Roquesérière)
- Trois séances quotidiennes de 1 h 30
- Deux salles distinctes pour danse et théâtre
- Restitution publique : samedi 15 août, 17h30, salle Jacques Brel
« Nous l’avons fait découvrir aux stagiaires lors d’une soirée de présentation et d’un week‑end d’initiation où chacun a pu se déterminer sur son choix de discipline, danse ou théâtre. Quelques impros, beaucoup d’échanges et un travail sur les émotions ont ensuite nourri la création », a expliqué Marie‑Claire Grasset.
Le mythe comme matériau émotionnel
Le thème choisi, Perséphone, a servi de matrice créative. Selon l’encadrement, la découverte du mythe s’est faite lors d’un temps d’initiation qui a permis à chacun de choisir sa discipline. L’exploration corporelle et les improvisations ont alimenté un travail axé sur les émotions — joie, amour, nostalgie, rébellion, peur, chagrin, tristesse, acceptation — qui se déploie dans la pièce.
| Élément | Données |
|---|---|
| Participants | 17 personnes en situation de handicap mental |
| Durée du séjour | 15 jours |
| Ateliers | Théâtre, danse, jeux d’ombres — 3 sessions quotidiennes de 1 h 30 |
| Restitution | Samedi 15 août, 17h30, salle Jacques Brel |
Le spectacle, d’environ une heure, sera présenté en deux parties, comme restitution du travail mené. L’approche mise en œuvre par Domino — alliant encadrement clinique, compétences artistiques et hébergement adapté — illustre un modèle d’action culturelle inclusif, qui place la création au service du bien‑être et de l’expression de personnes souvent exclues des circuits artistiques classiques.
Au‑delà de la représentation elle‑même, ce type d’initiative pose des questions sur les modalités de diffusion et d’accompagnement des projets artistiques portés par des publics en situation de handicap : intégration dans les programmations locales, accessibilité des lieux et pérennité des dispositifs restent des enjeux pour les associations et les collectivités qui souhaitent favoriser la participation culturelle de tous.