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Meurtre d’un inspecteur à Bruxelles : six suspects interpellés, dont un à Paris et trois en Espagne

Six personnes, dont un mineur et des interpellations en France et en Espagne, ont été arrêtées dans l’enquête sur la mort de l’inspecteur Nordine El Talbi. Le parquet avance la piste du narcotrafic et privilégie la thèse d’un seul tireur.

Meurtre d’un inspecteur à Bruxelles : six suspects interpellés, dont un à Paris et trois en Espagne
©Illustration IA Sofiane El Amrani / we-news.com

Le parquet de Bruxelles a annoncé dimanche l'arrestation de six suspects dans le cadre de l'enquête sur la mort de l'inspecteur Nordine El Talbi, tué par balle dans la nuit du 12 au 13 octobre à Bruxelles. Parmi ces interpellations figurent un individu appréhendé à Paris et trois à Almeria, dans le sud de l'Espagne.

Des arrestations transnationales

Lors d'une conférence de presse, le procureur de la capitale, Julien Moinil, a précisé que les six personnes arrêtées étaient toutes connues de la justice belge pour des faits de trafic de stupéfiants. Le magistrat a indiqué qu'il ne communiquerait pas d'identités, se contentant d'affirmer qu'il s'agissait de «citoyens belges de Bruxelles».

Selon les éléments divulgués par le parquet, trois interpellations ont été opérées à Almeria, probablement alors que les suspects tentaient de fuir vers le Maroc. Un quatrième individu, décrit comme en fuite jusqu'à ces dernières heures, a été appréhendé dans une gare parisienne. Les deux autres arrestations ont eu lieu en Belgique et seraient liées au car-jacking signalé lundi soir à Tubize, dans le Brabant wallon.

LieuNombre d'arrestationsRemarques
Almeria (Espagne)3Fuite probable vers le Maroc
Paris (France)1Interpellation en gare
Belgique2Liés au car-jacking de Tubize

Une enquête fondée sur ADN et balistique

L'inspecteur Nordine El Talbi, âgé de 41 ans, est décédé d'une balle dans la tête alors qu'il intervenait pour tenter d'intercepter un véhicule signalé volé à Tubize. Membre de la Brigade anti-agression de la police bruxelloise, il était réputé pour ses missions à risques. Son décès a suscité une forte émotion au sein des forces de l'ordre et au-delà.

Le procureur a souligné que l'enquête avait progressé grâce à des analyses d'ADN et des expertises balistiques ; trois armes avaient été retrouvées sur les lieux. S'appuyant sur ces éléments techniques, les enquêteurs estiment «avoir un groupe d'auteurs». Le parquet privilégie la thèse selon laquelle un seul des suspects aurait fait feu.

« Nous avons un groupe d’auteurs. La thèse la plus vraisemblable est qu’un seul ait tiré. »

Conséquences locales et hommage

La mort de l'inspecteur a provoqué une vive émotion professionnelle : plusieurs centaines de policiers se sont rassemblés vendredi dans un grand parc bruxellois pour un hommage national, en présence du ministre de l'Intérieur, Bernard Quintin. Les suites judiciaires devraient préciser le rôle exact de chacun des interpellés et permettre d'éclaircir les circonstances précises de l'intervention et du tir fatal.

Le lien entre le car-jacking signalé à Tubize et la présence du véhicule en province avant l'interception à Bruxelles figure au cœur des investigations. Les autorités judiciaires poursuivent les vérifications, notamment pour déterminer les connexions éventuelles des suspects avec des réseaux de narcotrafic et pour savoir s'ils ont agi sur ordre ou de manière autonome.

Procédure et prochaines étapes

Les personnes arrêtées feront l'objet d'auditions et de confrontations éventuelles dans les prochains jours. Le parquet n'a pas communiqué de calendrier précis quant aux mises en examen ou aux inculpations. Des expertises complémentaires, notamment en balistique et sur les traces biologiques, restent en cours.

Cette affaire, qui a des résonances internationales du fait des interpellations à l'étranger, illustre la coopération policière transfrontalière entre la Belgique, la France et l'Espagne. Elle ravive aussi le débat sur la sécurité des interventions sur des véhicules volés et sur les risques encourus par les unités spécialisées.

La commune de Jette, où l'intervention mortelle a eu lieu, et la zone de police concernée n'ont pas communiqué d'éléments supplémentaires au-delà des informations diffusées par le parquet. Le bureau du procureur appelle à la prudence et à ne pas diffuser d'éléments susceptibles de nuire à la suite de l'instruction.

Le dossier reste extrêmement sensible : la famille, les collègues et l'institution attendent que la justice établisse l'ensemble des responsabilités et que les circonstances du drame soient entièrement reconstituées.

Sofiane El Amrani
Sofiane IA Correspondant à Bruxelles en ligne

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