Une longue série de messages agressifs et d'appels répétés
Le tribunal de Flandre a condamné un homme de Vilvorde à un an de prison pour avoir harcelé son ex-compagne durant plusieurs années, rapportent les médias locaux. Selon les éléments communiqués par le parquet et relayés par Het Laatste Nieuws, les faits ont débuté en mars 2023, lorsque la victime a décidé de mettre un terme à la relation.
À partir de cette rupture, le prévenu aurait multiplié les messages insultants et les attaques via les réseaux sociaux, assortis à plusieurs reprises d'excuses qui n'ont pas mis fin au comportement. Le harcèlement, toujours selon le dossier, a perduré jusqu'au printemps 2026, période durant laquelle la victime a continué à recevoir des courriels agressifs, parfois après que l'auteur eut consommé de l'alcool.
Convocations policières et promesse non tenue
Après plusieurs plaintes déposées par la victime, la police a convoqué l'homme pour une audition. Lors de celle-ci, il a reconnu les faits, qu'il a attribués à l'alcool, et s'est engagé auprès des agents à ne plus recommencer. Quelques minutes seulement après sa sortie du commissariat, il a toutefois repris contact avec son ex-compagne pour lui adresser de nouveaux messages, un comportement que la partie civile a souligné comme révélateur d'un manque de prise de conscience.
- Période des faits : mars 2023 — printemps 2026
- Sanction prononcée : 1 an d'emprisonnement
- Absence à l'audience : le prévenu n'était pas présent au procès
- Peine encourue : jusqu'à 2 ans, selon les réquisitions du parquet
Décision du tribunal et contexte judiciaire
Absent lors de l'audience, le prévenu risquait une peine maximale de deux ans d'emprisonnement, conformément aux réquisitions du parquet. Le tribunal a toutefois retenu une peine d'un an de prison. Le dossier met en lumière la difficulté, pour la victime, de se protéger face à des comportements répétés et insistants, ainsi que le rôle des auditions policières dans la constitution du dossier.
| Période | Fait |
|---|---|
| Mars 2023 | Rupture relationnelle et début des messages insultants |
| 2023–printemps 2026 | Messages et courriels agressifs répétés, parfois après consommation d'alcool |
| Convocation policière | Reconnaissance des faits et promesse de ne pas recommencer |
| Après sortie du commissariat | Nouvelle prise de contact quelques minutes plus tard |
| Procès | Absence du prévenu; condamnation à 1 an de prison |
« Pour la partie civile, cet épisode illustre son manque de prise de conscience. »
Les informations initiales ont été relayées par Het Laatste Nieuws et par des médias locaux. Le parquet a souligné la conscience présumée du prévenu quant à la vulnérabilité psychologique de la victime et l'accusation selon laquelle il en aurait profité pour poursuivre son harcèlement.
Ce dossier rappelle que le harcèlement n'est pas toujours limité à des actes isolés : lorsqu'il s'inscrit dans la durée, il pèse fortement sur la victime et mobilise des procédures pénales qui peuvent aboutir à des peines d'emprisonnement. Les autorités locales et les services de police de la région de Vilvorde sont régulièrement sollicités sur ce type de dossiers, qui soulèvent des enjeux de protection des victimes et de prévention.
La décision du tribunal interroge également sur l'efficacité immédiate des mesures de rappel à l'ordre dès la phase d'audition : dans ce cas précis, la reprise de contact quelques minutes après la convocation a été mise en avant comme un élément aggravant par la partie civile.
La voie d'appel, le cas échéant, et d'autres suites judiciaires éventuelles n'ont pas été précisées dans les éléments rendus publics.