Un commerce du quartier au centre d’une enquête judiciaire
Le dossier qui occupe depuis plusieurs mois les services d’enquête et le parquet d’Anvers concerne le propriétaire de Nador Decor, une enseigne d’ameublement bien connue dans son quartier. L’homme, âgé de 61 ans, doit comparaître devant la chambre d’instruction le 19 août : les juges décideront notamment d’un éventuel maintien en détention provisoire.
Selon les premiers éléments transmis par le parquet, les investigations portent sur un trafic présumé de haschisch en provenance du Maroc. Les enquêteurs estiment que la drogue aurait été dissimulée dans des meubles traditionnels, puis expédiée en Belgique.
Mesures prises et périmètre de l’enquête
La boutique a fait l’objet d’une perquisition après l’ouverture de l’enquête, initiée au début de 2025. Par ailleurs, une mesure de fermeture judiciaire vise l’enseigne, tandis que les recherches se poursuivent pour établir l’ampleur et l’organisation du réseau présumé.
« Le parquet d’Anvers soupçonne qu’il s’agit d’une couverture pour des activités de trafic de drogue. »
Outre les faits de trafic et de détention de stupéfiants, les enquêteurs examinent des irrégularités financières constatées dans la gestion de l’entreprise. Parmi les anomalies relevées figure l’absence de numéro de TVA valide depuis 2019, alors que des paiements et dépôts en espèces continuaient d’apparaître sur les comptes bancaires du gérant.
- Enquête ouverte début 2025
- Perquisition du magasin Nador Decor
- Audience devant la chambre d’instruction le 19 août
- Mesure de fermeture judiciaire en cours
Questions en suspens
Les enquêteurs cherchent également à savoir si les bénéfices supposés provenant des activités illicites ont été réinvestis au Maroc. Le parquet d’Anvers mène ces investigations sans annoncer pour l’instant d’autre élément public sur d’éventuelles complicités, la chaîne logistique exacte des envois ou le volume total de stupéfiants saisis.
| Date | Événement |
|---|---|
| Début 2025 | Ouverture de l'enquête et perquisition |
| 2019 | Absence de numéro de TVA valide relevée depuis cette date |
| 19 août | Comparution devant la chambre d'instruction |
La fermeture judiciaire du commerce et l’audition du gérant montrent l’importance accordée à cette affaire par les autorités. Sur le plan local, la situation suscite des interrogations parmi les riverains et les commerçants du quartier, où la boutique jouissait d’une « large réputation », selon des médias locaux cités dans le dossier.
Contexte local et conséquences possibles
Si les suspicions se confirment, l’affaire poserait plusieurs enjeux pour Anvers : la lutte contre le trafic de stupéfiants, la protection des activités commerciales légitimes et la vérification des circuits financiers. La présence d’opérations en liquide sur des comptes d’un commerce sans TVA valide est un signal d’alarme qui justifie l’approfondissement des vérifications financières et fiscales.
Pour l’instant, la procédure reste préliminaire. La chambre d’instruction devra évaluer les éléments rassemblés par le parquet et la police afin de statuer sur la détention provisoire du mis en cause et sur la poursuite des investigations.
Nous continuerons à suivre ce dossier à Anvers et à informer nos lecteurs des suites judiciaires et des répercussions locales.