Contexte et décision
L'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca) a confirmé mardi qu'un cheval d'un manège situé à Lokeren, en Flandre orientale, a été testé positif à l'anémie infectieuse équine (AIE). Selon l'autorité, l'animal concerné sera euthanasié afin de limiter le risque de transmission au sein de l'établissement et au-delà.
Mesures prises sur place
Les autorités expliquent que 87 autres équidés présents dans le manège ont été placés en isolement et feront l'objet de tests. La levée de l'isolement ne pourra intervenir qu'après deux tests négatifs consécutifs, espacés de trois mois l'un de l'autre. Des règles strictes de biosécurité ont par ailleurs été mises en œuvre dans l'établissement pour réduire les risques de contamination via le matériel ou les insectes vecteurs.
- Nombre d'animaux isolés : 87
- Condition de sortie d'isolement : 2 tests négatifs avec 3 mois d'intervalle
- Mesure prise sur le cheval positif : euthanasie
« La maladie n'est pas transmissible à l'être humain mais est contagieuse pour les autres chevaux. »
Nature de la maladie et modes de transmission
L'AIE, également appelée « fièvre des marais », est une maladie virale qui affecte les chevaux et entraîne une dégradation chronique de leur état de santé. Il n'existe actuellement ni traitement ni vaccin. La maladie touche principalement les chevaux, mais aussi les ânes et les équidés issus de croisements entre chevaux et ânes.
La transmission se fait essentiellement par le sang, directement via des piqûres d'insectes hématophages (taons, mouches) ou indirectement par du matériel contaminé (par exemple des aiguilles). Les animaux infectés deviennent des porteurs à vie et peuvent continuer à transmettre le virus.
Historique des cas en Belgique
Les autorités rappellent l'historique de l'AIE en Belgique :
| Année | Événement |
|---|---|
| 2010 | Première détection d'un cas en Belgique |
| 2011–2012 | Une quinzaine de cas recensés |
| ~2013–2023 | Situation restée stable, peu de cas signalés |
| 2024 | Réapparition : 3 cas confirmés |
| 2025 | Deux cas détectés, dont un à Lokeren (dans le même manège que cette année) et un à Harzé |
Conséquences locales et point de vue pratique
Pour la commune de Lokeren et les propriétaires d'équides de la région, la détection du virus implique des contraintes sanitaires prolongées : quarantaine, tests répétés, et une attention renforcée à la biosécurité lors des déplacements d'animaux, de l'utilisation du matériel et de la gestion des insectes. Le caractère chronique et incurable de l'infection, ainsi que le portage à vie par les animaux infectés, expliquent la sévérité des mesures, y compris la décision d'euthanasie lorsqu'un animal est confirmé positif.
Les exploitants de manèges et les vétérinaires locaux seront attentifs aux consignes de l'Afsca afin d'éviter une propagation plus large. Les éleveurs d'ânes et de croisements équins doivent également rester vigilants compte tenu de la sensibilité de ces espèces.
Suivi
L'Afsca coordonne les tests et le suivi épidémiologique. Les propriétaires concernés ont été informés des mesures applicables. Toute évolution de la situation, notamment les résultats des dépistages des 87 équidés, sera communiquée par les autorités compétentes.