Le PLR Vaud n’a enregistré aucune nouvelle candidature interne en vue des élections au Conseil d’État prévues en février prochain. Lors de la conférence de rentrée à Lutry, le parti a confirmé qu’il présentera, lors de son congrès du 10 septembre, les candidatures communes des trois ministres sortants et celle de Jean‑François Thuillard (UDC), déjà choisi.
Trois ministres sortants reconduits
À ce stade, le PLR Vaud mise sur la continuité: ce sont les trois conseillers d’État PLR en place — Christelle Luisier (finances), Frédéric Borloz (écoles) et Isabelle Moret (économie) — qui solliciteront la confiance du congrès du parti. Ces candidatures communes avaient déjà été annoncées le 2 juillet par les intéressés eux‑mêmes.
Le vice‑président du PLR Vaud, Luc‑Olivier Stramke, a précisé que «aucune autre candidature n’avait été déposée avant le délai imparti de lundi soir», actant ainsi la reconduction collégiale des titulaires actuels.
Des négociations d’alliance en cours — mais une ligne rouge
Le PLR indique avoir engagé des discussions avec l’UDC Vaud en vue de bâtir une alliance pour l’élection au Conseil d’État. Les entretiens avec d’autres forces de centre‑droit doivent se poursuivre dans les semaines à venir. Les Verts‑libéraux figurent parmi les partenaires consultés: ils ont déjà désigné comme unique candidate la Lausannoise Virginie Cavalli.
Cependant, la direction du PLR a posé une condition nette quant à une éventuelle alliance avec Le Centre: si la ministre Valérie Dittli décide de se représenter, toute alliance avec Le Centre est exclue. La présidente du PLR Vaud, Florence Bettschart‑Narbel, l’a affirmé sans ambiguïté lors de la conférence de presse.
«Si Le Centre présente un ou une autre candidate que Mme Dittli, les discussions pour une alliance avec lui seront rouvertes»
La date limite pour que Le Centre indique l’intention de sa ministre courait jusqu’à mardi, selon les informations communiquées par le PLR.
Message politique pour la dernière année de législature
La conférence de rentrée a aussi servi de tribune pour rappeler les priorités du PLR pour la dernière année de la législature. Le parti veut porter un fil rouge: «cesser d’empiler» les aides sociales et les complexités administratives, formulation utilisée pour signifier une volonté de simplification et de rationalisation des dispositifs publics.
Si le PLR met l’accent sur la cohérence administrative, la stratégie d’alliance qu’il entend construire déterminera en grande partie l’équilibre politique du futur gouvernement cantonal. La reconduction des trois ministres assure une continuité des portefeuilles clés — finances, écoles et économie — mais le rapport de forces dépendra des accords conclus avec l’UDC, les Verts‑libéraux et éventuellement d’autres partis de centre‑droit.
- 10 septembre : congrès du PLR Vaud pour entériner les candidatures.
- 2 juillet : annonce initiale des candidatures communes des trois ministres PLR.
- Position ferme vis‑à‑vis de Le Centre si Valérie Dittli se représente.
| Candidat | Portefeuille (actuel) | Statut |
|---|---|---|
| Christelle Luisier | Finances | Candidature confirmée |
| Frédéric Borloz | Écoles | Candidature confirmée |
| Isabelle Moret | Économie | Candidature confirmée |
| Jean‑François Thuillard (UDC) | — | Candidat déjà choisi |
Pour les ménages, les entreprises et les indépendants vaudois, la reconduction des titulaires des portefeuilles finances et économie peut signifier une continuité des orientations fiscales et de soutien aux activités économiques, tandis que le maintien à la tête du département des écoles laisse présager de la stabilité dans les orientations en matière de formation et d’enseignement. Reste à voir comment les accords d’alliance influencent la capacité du futur Conseil d’État à faire adopter des mesures de simplification administrative, revendiquées par le PLR.
La campagne vaudoise pour le Conseil d’État entre désormais dans une phase de verrouillage des candidatures en interne et de négociation d’alliances en externe. Le calendrier reste serré: le congrès du 10 septembre doit acter les choix du parti à moins de six mois du scrutin cantonal.