La province de Lam Dong (Vietnam) a lancé une opération de réorganisation ambitieuse de son réseau d'établissements d'enseignement public visant à en réduire le nombre d'approximativement 40 %. L'annonce, consignée dans un avis publié par le Bureau du Comité populaire provincial, fait suite à une réunion présidée le 12 août par le vice‑président du Comité populaire, Nguyen Minh.
Une démarche encadrée par l'État
La décision s'inscrit « dans l'esprit » de la lettre officielle du Premier ministre n° 814/TTg‑TCCV en date du 20 juillet 2026. Les travaux engagent les agences provinciales et l'ensemble des collectivités locales — 124 communes, quartiers et zones spéciales — à procéder à un examen détaillé des établissements préscolaires, primaires, secondaires et de la formation continue.
Les éléments à analyser, selon le communiqué, comprennent notamment :
- la taille des écoles et des classes ;
- le nombre d'élèves ;
- les effectifs de la direction, des enseignants et du personnel administratif ;
- les installations et leurs conditions ;
- les distances et conditions de transport entre lieux d'habitation et écoles.
Favoriser les fusions et la rationalisation
Le plan demandé prévoit que chaque commune ou quartier dispose d'au moins une école maternelle et d'un établissement d'enseignement général regroupant les niveaux primaire et secondaire inférieur. Pour les écoles du même niveau situées dans une même collectivité, les autorités locales sont invitées à privilégier la fusion. Lorsque les conditions le permettent, la fusion entre collèges et lycées voisins pourra également être envisagée, à condition que les transports soient pratiques et l'organisation pédagogique aisée.
Le communiqué précise aussi que les établissements ne respectant pas les normes relatives au nombre de classes ou de groupes de classes devront être examinés en priorité et feront l'objet d'une réorganisation ou d'une fusion afin de les adapter aux « conditions réelles ». Les collectivités locales sont chargées d'élaborer des plans de réaménagement tenant compte de ces paramètres.
Conséquences et questions en suspens
La réduction envisagée — près de la moitié du nombre d'établissements publics — pose naturellement des questions pratiques et sociales auxquelles le texte appelle les autorités locales à répondre : organisation des transports scolaires, maintien d'un accès homogène à l'éducation sur l'ensemble du territoire, affectation et formation du personnel, et adaptation des infrastructures existantes. Le communiqué n'indique pas de calendrier précis ni de seuils détaillés pour chaque type d'établissement ; il renvoie la mise en œuvre aux plans locaux préparés par les communes et quartiers.
| Élément | Directive / Observation |
|---|---|
| Réduction cible | Environ 40 % du nombre total d'établissements publics de la province |
| Autorité dirigeante | Vice‑président du Comité populaire de Lam Dong (réunion du 12 août) |
| Cadre réglementaire | Lettre du Premier ministre n° 814/TTg‑TCCV (20/07/2026) |
| Acteurs chargés de l'examen | 124 communes, quartiers et zones spéciales, agences provinciales |
Cette opération illustre la tendance, observée dans plusieurs pays, à réorganiser le maillage scolaire pour concentrer les moyens et répondre aux évolutions démographiques. Sur le terrain, elle nécessitera toutefois une approche fine pour éviter des ruptures d'accès à l'école, en particulier dans les zones rurales ou éloignées.
Les prochaines étapes consistent à finaliser les audits locaux et à présenter des plans de restructuration qui devront ensuite être mis en œuvre par les autorités provinciales et communales.