Lors de travaux de rénovation dans une maison située à Sint‑Gillis‑Dendermonde, en Région flamande, des ouvriers ont découvert un coffre dissimulé derrière le mur d’une cave contenant plusieurs kilos d’or — pièces, pépites et petits lingots — pour une valeur estimée à environ 9 millions d’euros, rapporte la RTBF.
La police saisit le butin, le parquet ouvre une enquête
Alertés par les ouvriers, les propriétaires du bâtiment — une organisation d’aide sociale, le CAW de Flandre‑Orientale — ont prévenu la police. Les forces de l’ordre sont intervenues et ont procédé à la saisie du coffre. Le parquet de Flandre‑Orientale a confirmé l’ouverture d’une enquête afin de déterminer l’origine des métaux et d’identifier le propriétaire légal.
«L’origine de cet or est inconnue, de même que son propriétaire légal»
La porte‑parole du parquet, Hanne Ollevier, a indiqué que la provenance restait pour l’instant inconnue. Le dossier vise notamment à vérifier si l’or a été acquis légalement et comment il a pu être caché dans la demeure.
Un contexte sensible — conséquences juridiques et sociales
Le bâtiment appartient au CAW de Flandre‑Orientale, qui estime la découverte comme potentiellement liée à «pratiques douteuses», selon les mots de Geert Hillaert cités par la RTBF. Le choix de confier la suite de l’affaire au parquet souligne le niveau de suspicion entourant la cachette et la valeur importante des biens saisis.
Sur le plan juridique, la situation pose des questions de propriété et de droits du découvreur. Le Code civil belge prévoit des règles précises en matière de trésor trouvé dans un bâtiment d’autrui :
- L’article 716 du Code civil encadre la situation des trouvailles ;
- en principe, le trésor doit être partagé, à parts égales, entre le trouvant et le propriétaire du lieu.
Dans les faits, les modalités exactes dépendront des conclusions de l’enquête et des décisions du parquet : si l’origine des objets apparaît illicite (vol, blanchiment, fraude, etc.), l’ensemble pourrait faire l’objet d’une confiscation et servir d’élément de preuve dans d’autres procédures éventuelles.
Que peuvent attendre les ouvriers et le propriétaire?
Même si ce sont les ouvriers qui sont à l’origine de la découverte, il est peu probable qu’ils repartent immédiatement avec l’intégralité du trésor. La loi prévoit un partage, mais l’application pratique dépendra des suites judiciaires et d’éventuelles revendications de tiers. Le parquet devra aussi trancher si des procédures pénales doivent être engagées en parallèle de la procédure civile sur la propriété.
| Élément | Information connue |
|---|---|
| Lieu | Sint‑Gillis‑Dendermonde (Région flamande) |
| Découvreurs | Ouvriers en travaux de rénovation |
| Propriétaire du bâtiment | CAW de Flandre‑Orientale (organisation sociale) |
| Bien saisi | Pièces, pépites, petits lingots d’or — valeur ≈ 9 millions € |
| Autorité saisie | Parquet de Flandre‑Orientale |
Les autorités n’ont pour l’instant pas communiqué de calendrier sur la durée de l’enquête ni sur l’éventualité de poursuites pénales. Les services judiciaires devront notamment déterminer si l’or constitue le produit d’un vol, d’un blanchiment ou d’un autre délit, ou s’il s’agit d’un bien dont la voie d’acquisition peut être justifiée.
Cette découverte spectaculaire relance également des interrogations pratiques : sécurité des lieux, conservation et expertises des métaux précieux, et responsabilités de l’employeur des ouvriers et du propriétaire quant à la déclaration et la protection de la trouvaille avant la saisie par la police.
Le dossier restera à suivre au fil des éléments communiqués par le parquet et les enquêteurs.