La direction de D’Ieteren Automotive a indiqué jeudi, lors d’un conseil d’entreprise, vouloir engager un « plan de transformation stratégique » destiné à adapter le groupe aux profondes évolutions du marché automobile et de la mobilité. Ce projet de réorganisation pourrait entraîner la suppression de 344 emplois en Belgique.
Une transformation motivée par des mutations structurelles
Selon la direction, le secteur automobile belge traverse une période de mutation « sans précédent ». Plusieurs facteurs sont avancés pour justifier la révision de l’organisation : la décarbonation du parc automobile, l’évolution des usages de mobilité, la digitalisation et l’accroissement de la concurrence mondiale. Ces éléments, estiment les responsables, créent « un environnement radicalement nouveau » et durable, qui impose d’« adapter en profondeur » l’organisation du groupe.
Le projet prévoit plusieurs types de mesures opérationnelles : fermeture de certains sites, regroupement de fonctions, réorganisation d’équipes et optimisation du réseau. La direction considère que certaines activités, fonctions et structures actuelles ne correspondent plus aux réalités futures du marché.
« Certaines activités, fonctions et structures ne correspondent plus aux réalités futures du marché. »
Mesures annoncées et conséquences
Le plan, présenté aux instances représentatives du personnel, vise à réduire les coûts et à réaligner les activités sur les nouveaux besoins des clients et des constructeurs. La direction n’a toutefois pas communiqué, dans le cadre du communiqué transmis au conseil, de calendrier précis ni de liste exhaustive des sites concernés.
- Suppression potentielle de 344 emplois sur l’ensemble du périmètre belge ;
- Fermeture de certains sites et regroupement d’activités administratives ou opérationnelles ;
- Réorganisation d’équipes et optimisation du réseau de distribution et de services.
| Élément | Conséquence annoncée |
|---|---|
| Plan de transformation stratégique | Réorganisation interne et adaptation aux mutations du marché |
| Fermeture de sites / regroupement | Impact direct sur l’implantation et l’emploi |
| Suppression d’emplois | Jusqu’à 344 postes menacés |
Un dossier social délicat
La présentation d’un tel plan ouvre désormais une phase de discussions avec les représentants du personnel. En Belgique, les procédures de consultation et de négociation au sein des conseils d’entreprise et des comités pour la prévention et la protection au travail (CPPT) sont encadrées : elles devraient permettre d’évaluer des mesures d’accompagnement, de reclassement ou des plans de départ volontaire, si la direction confirme et concrétise le projet.
Les motifs avancés — décarbonation, digitalisation, nouveaux usages — sont récurrents dans les annonces de restructuration du secteur automobile européen. Ils soulignent la double contrainte à laquelle font face les équipementiers et distributeurs : investir pour se transformer tout en maîtrisant des coûts face à une concurrence internationale intense.
À ce stade, la direction de D’Ieteren Automotive n’a pas détaillé le calendrier des mesures ni les sites qui seraient concernés par des fermetures. Les prochaines étapes feront l’objet de discussions avec les organisations syndicales et les représentants du personnel, qui devraient exiger des précisions sur les emplois menacés et les modalités d’accompagnement.
La situation sera suivie de près, tant pour ses implications sociales que pour son impact sur le paysage industriel et la chaîne de services liée à l’automobile en Belgique.