Tag à caractère nazi sur un lieu de culte bruxellois
Dans la nuit de samedi à dimanche, une croix gammée a été découverte sur la façade de la mosquée El Mouahidine, située dans le quartier de Laeken, à Bruxelles. Les autorités locales ont annoncé l’ouverture immédiate d’une enquête afin d’identifier les auteurs de cet acte, qualifié d’« abject » par plusieurs responsables politiques.
La mosquée El Mouahidine, fondée en 1980 et présentée comme l’une des mosquées historiques de la capitale, a fait l’objet d’un tag portant un symbole nazi, un geste qui suscite une forte émotion au sein de la communauté musulmane locale et plus largement dans l’espace public bruxellois.
Réactions politiques et appel à la fermeté
Sur le réseau social X, le ministre fédéral de l’Intérieur, Bernard Quintin, a dénoncé l’attaque : « S’attaquer à une mosquée, c’est viser au cœur nos concitoyens musulmans dans leur foi et leur identité ». Il a ajouté son « soutien total aux fidèles de la mosquée et à l’ensemble de la communauté musulmane de Belgique », précisant qu’il ne tolérerait « jamais l’islamophobie, le racisme et l’antisémitisme » sur le sol belge.
« Face à cet acte abject, soutien total aux fidèles de la mosquée et à l'ensemble de la communauté musulmane de Belgique. Jamais nous ne tolérerons l'islamophobie, le racisme et l'antisémitisme sur notre sol. La police enquête pour retrouver les auteurs. La justice devra être exemplaire. » — Bernard Quintin, ministre de l'Intérieur
Le bourgmestre de Bruxelles-Ville, Philippe Close (PS), a confirmé qu’une enquête était en cours « afin de retrouver rapidement les auteurs ». Les services de police sont saisis et procèdent aux premières constations sur place, avant de lancer des investigations complémentaires.
Contexte et enjeux pour Bruxelles
Bruxelles, capitale européenne et ville multiculturelle, a déjà été confrontée par le passé à des actes visant des lieux de culte ou des communautés. La découverte d’un symbole nazi sur la façade d’une mosquée réactive une sensibilité particulière : au-delà du vandalisme, il s’agit d’un message qui touche à la fois à la mémoire des crimes du XXe siècle et au climat actuel de tensions religieuses et identitaires.
- Le lieu visé : mosquée El Mouahidine, quartier de Laeken.
- Moment de la découverte : nuit de samedi à dimanche (13 septembre 2026, selon les autorités).
- Mesures prises : ouverture d’une enquête judiciaire, constatations de la police locale.
| Élément | Information |
|---|---|
| Mosquée | El Mouahidine |
| Quartier | Laeken (Bruxelles) |
| Découverte | Nuit de samedi à dimanche (13 septembre 2026) |
| Fondation | 1980 |
Les autorités insistent sur la nécessité d’une réponse judiciaire exemplaire, tandis que les responsables politiques appellent au calme et à la vigilance pour éviter toute escalade. Les représentants de la communauté concernée n’ayant pas été cités dans les communiqués publiés à ce stade, les services municipaux et les instances de police restent le point de contact officiel pour le suivi de l’enquête.
Prochaine étape : l’enquête
Sur le plan procédural, l’enquête devra établir l’identité des auteurs et leurs motivations, afin d’évaluer les qualifications pénales possibles (vandalisme aggravé, incitation à la haine, etc.). Ces éléments relèvent du travail conjoint de la zone de police locale et du parquet compétent.
Pour les habitants de Bruxelles, cet incident rappelle la fragilité du vivre-ensemble et la responsabilité des autorités locales et fédérales pour protéger les lieux de culte et lutter contre les actes haineux. Les conclusions de l’enquête permettront d’éclairer les circonstances exactes et d’engager, le cas échéant, des poursuites judiciaires.
La Ville de Bruxelles et les services de police ont déclaré qu’ils tiendraient informés les riverains et les représentants des communautés concernées des suites de l’enquête.