Jugement à Liège pour des faits commis dans la nuit du 22 au 23 avril
Le tribunal correctionnel de Liège a condamné un homme de 43 ans à une peine de deux ans de prison, dont la moitié assortie d’un sursis probatoire, à la suite d’un épisode de violences et d’intimidation à l’encontre de sa compagne survenu dans la nuit du 22 au 23 avril à Saint-Nicolas.
Selon les éléments exposés lors de l’audience, une dispute a éclaté entre les deux personnes. L’accusé, identifié dans le dossier sous le prénom de Habib, s’est montré agressif au point que la victime a abandonné son véhicule pour fuir, laissant sur place ses effets personnels. Durant l’incident, le prévenu a brisé un rétroviseur et a proféré des menaces en déclarant à sa compagne qu’elle allait voir « le vrai Habib ».
Vol du sac, appropriation du véhicule et conduite malgré l’interdiction
Après le départ de la victime, l’homme, déchu de son permis de conduire et alcoolisé, a pris le véhicule de la dame et l’a conduit, causant ensuite des dommages au véhicule. Il a également pris le sac et les clés de la victime, des faits qui ont alimenté les poursuites devant le tribunal correctionnel.
- Date des faits : nuit du 22 au 23 avril
- Lieu : Saint-Nicolas
- Victime : la compagne (présente au procès)
- Condamnation : 2 ans de prison, moitié en sursis probatoire
Un passé judiciaire lourd évoqué par la juge
Lors de l’audience, la magistrate a rappelé une condamnation antérieure prononcée en Espagne : en 2008, l’homme avait écopé d’une peine de dix ans pour un meurtre commis deux ans plus tôt. Interrogé par la juridiction, l’accusé a tenté d’expliquer ses comportements par l’alcool et la drogue, parlant de « rechute » et affirmant vouloir s’en sortir.
« C’était la boisson », a-t-il déclaré en se référant à sa condamnation antérieure, poursuivant qu’il tentait de s’en sortir et qu’il avait rencontré une femme qui l’aidait.
Il a également tenté, devant le tribunal, de minimiser la portée de ses actes et d’inverser les rôles en évoquant parfois la peur qu’il ressentirait lui-même vis‑à‑vis de sa compagne. Ces déclarations ont suscité l’interrogation des juges. La victime s’est présentée au procès et a tenu à apparaître en soutien du prévenu, évoquant une « période difficile » et attribuant l’épisode à l’alcoolisation de l’accusé.
Décision et conséquences judiciaires
Le tribunal a donc prononcé une peine mixte : deux ans de prison dont la moitié est soumise à un sursis probatoire, ce qui signifie que l’exécution effective de la peine est partiellement suspendue sous conditions. Le dossier met en lumière les questions de récidive, de dépendance et de protection des victimes au sein des procédures correctionnelles.
Pour les habitants de Saint-Nicolas, cette affaire rappelle la présence, parfois, de dossiers lourds mêlant violences domestiques et antécédents pénaux importants sur le territoire communal. Les autorités judiciaires et policières restent, dans ce type d’affaires, les interlocuteurs responsables pour garantir la sécurité et l’application des mesures ordonnées par la justice.
La condamnation prononcée à Liège clôt, pour l’heure, la phase judiciaire immédiate relative à ces faits ; toute mesure complémentaire (d’ordre civil ou d’application du sursis) sera traitée selon les voies légales prévues.