Les gendarmes ont intercepté, samedi en début d'après‑midi, trois véhicules appartenant à une même famille qui s'étaient rendus coupables, depuis plusieurs mois, d'une fraude répétée au péage de Saint‑Maurice‑Colombier, au sud de Montbéliard, sur l'autoroute A36. L'information, relayée par le quotidien local L'Est Républicain, précise que les automobilistes — de nationalité britannique — opérant depuis environ six mois soulevaient manuellement la barrière afin d'éviter le paiement.
Un signalement d'APRR et des caméras qui tracent
La Société des Autoroutes Paris‑Rhin‑Rhône (APRR), concessionnaire de l'axe, a signalé les faits aux forces de l'ordre après avoir constaté des manœuvres suspectes au péage. Les caméras installées sur le site ont permis de relever les numéros d'immatriculation des véhicules impliqués, conduisant les gendarmes motorisés à procéder à l'interpellation des conducteurs sur l'autoroute.
Conformément aux constats, les trois véhicules appartiennent à une même famille. Les contrevenants se voient désormais réclamer une somme globale de 3 000 euros pour les infractions commises.
Le mode opératoire et ses risques
Selon les éléments rapportés, la fraude consistait à soulever la barrière manuellement au moment du passage au péage, afin de quitter l'aire de perception sans inscription du paiement. Outre l'aspect délictuel — privation de recettes pour le concessionnaire — cette pratique comporte des risques matériels et corporels importants : collision entre véhicules, endommagement de la barrière, ou intervention tardive des services de secours en cas d'accident.
- Lieu : péage de Saint‑Maurice‑Colombier (Doubs), A36.
- Durée estimée du comportement : environ six mois.
- Nombre de véhicules impliqués : trois, appartenant à la même famille.
- Montant réclamé aux contrevenants : 3 000 €.
- Acteurs ayant signalé les faits : APRR ; intervention des gendarmes motorisés.
Sanctions et procédures
Les conducteurs interceptés devront régler la somme réclamée. Au‑delà du paiement des péages dus, la fraude aux barrières peut donner lieu à des poursuites pénales et à des poursuites civiles visant le remboursement des montants dus et la réparation des dommages. La nature exacte des poursuites engagées dans ce dossier ne figure pas dans les informations communiquées à ce stade.
| Élément | Information disponible |
|---|---|
| Localisation | Saint‑Maurice‑Colombier (Doubs), A36 |
| Durée des faits | Environ six mois |
| Nombre de véhicules | Trois (même famille) |
| Montant réclamé | 3 000 € |
| Signalement | APRR — caméras de péage |
Contexte local et enjeux
Les péages autoroutiers sont équipés de systèmes de vidéosurveillance et d'enregistrement des plaques afin de lutter contre les fraudes et de sécuriser les installations. Les recettes des péages financent l'entretien et les investissements sur les axes concédés ; des fraudes répétées peuvent donc impacter la gestion du réseau et, à terme, les usagers si elles venaient à se généraliser.
Dans le Doubs, où l'A36 constitue une artère majeure pour les liaisons est‑ouest, la surveillance des points de péage et la coopération entre concessionnaires et forces de l'ordre sont des éléments clés pour prévenir ce type d'infractions. L'intervention rapide des gendarmes motorisés, rendue possible par l'alerte de l'APRR et par l'identification vidéo, illustre le fonctionnement pratique de ces dispositifs.
Conseils pour les usagers et rappel des règles
Les automobilistes sont invités à respecter les règles de passage aux péages : paiement ou utilisation des voies dédiées (télépéage), attente du levage automatique de la barrière et signalement de toute anomalie au personnel autoroutier. En cas d'incident, il est recommandé de rester dans son véhicule si la situation est dangereuse et de contacter les services d'assistance via les bornes d'urgence ou le numéro indiqué sur les panneaux routiers.
Les autorités locales n'ont pas communiqué d'informations supplémentaires sur d'éventuelles suites judiciaires immédiates. Le montant de 3 000 € réclamé aux contrevenants constitue toutefois une sanction financière significative, en plus des conséquences pénales potentielles.
La gendarmerie et l'APRR n'avaient pas publié, au moment de la rédaction, de communiqué officiel reprenant l'intégralité des faits rapportés par la presse régionale.