La section bisontine du Parti communiste (PCF) a adressé un courrier à la préfecture, réclamant la suppression d'une dérogation autorisant la Ville de Besançon à prélever de l'eau directement dans le Doubs au niveau d'Avanne. Cette nouvelle interpellation fait suite à un premier courrier envoyé une semaine auparavant au préfet du Doubs, resté sans réponse selon le PCF.
Une utilisation contestée des réserves de la piscine Mallarmé
Les élus communistes dénoncent en particulier l'usage « détourné » des réserves d'eau issues des récupérateurs de la piscine Mallarmé. Ces réserves, indiquent-ils, auraient été employées pour arroser les massifs fleuris et certains terrains de sport, alors que leur destination prévue était l'arrosage des arbres. Pour le PCF, ce choix soulève des questions sur les priorités d'usage de l'eau en période de sécheresse et sur la gestion municipale des ressources.
La section locale du PCF demande à la préfecture de mettre fin à la dérogation permettant les prélèvements au niveau d'Avanne.
Face à ces pratiques, le parti réclame « une concertation et une réflexion sur les usages prioritaires » ainsi qu'une « gestion plus économe de l'eau ». Dans son courrier, la section bisontine rappelle aussi les propos de la ministre de la Transition écologique, qui a demandé aux préfets d'être plus restrictifs concernant les prélèvements dans les rivières.
- Demande principale : suppression de la dérogation de prélèvement au niveau d'Avanne.
- Motif invoqué : utilisation des réserves de la piscine Mallarmé pour l'arrosage de massifs et terrains plutôt que pour les arbres.
- Attente : mise en place d'une concertation et d'une gestion plus sobre des ressources en eau.
Procédure et attentes locales
Selon le PCF, le premier courrier adressé au préfet est demeuré sans réponse, ce qui explique l'envoi d'une nouvelle interpellation. Le parti demande désormais une réaction administrative et administrative et politique sur les autorisations de prélèvement, ainsi qu'une clarification des règles d'usage des réserves d'eau municipales en période de stress hydrique.
| Élément | Situation dénoncée |
|---|---|
| Lieu des prélèvements | Doubs, au niveau d'Avanne |
| Réserves mises en cause | Récupérateurs de la piscine Mallarmé |
| Usages reprochés | Arrosage des massifs fleuris et de terrains de sport |
| Usage attendu | Arrosage des arbres |
La question des prélèvements dans les rivières est devenue sensible dans le contexte d'épisodes répétés de sécheresse. Le lien établi par le PCF entre les pratiques municipales et l'appel de la ministre à une plus grande restrictivité des préfets vise à obtenir une intervention de l'État pour encadrer ou suspendre les autorisations en cours.
Conséquences locales et points d'attention
Si la préfecture ne répond pas rapidement, la contestation politique pourrait s'amplifier et entraîner une mobilisation d'autres acteurs locaux — associations d'usagers, groupes environnementaux ou riverains — autour des usages de l'eau en ville. Pour l'heure, le PCF se contente d'une demande formelle adressée aux autorités : la levée de la dérogation et l'ouverture d'une concertation pour définir des priorités d'usage.
Le dossier met en lumière des questions plus larges de gouvernance locale : comment arbitrer les usages d'une ressource limitée, quelle place donner aux espaces verts ornementaux face aux arbres urbains, et quelle coordination établir entre municipalité et préfecture en période de crise hydrique.
La rédaction de WE NEWS a contacté la préfecture et la Ville de Besançon pour recueillir leurs réponses ; à la publication de cet article, aucune communication officielle n'avait encore été reçue.