La préfecture de la Côte‑d’Or a ouvert un nouvel appel à candidatures afin d’augmenter les effectifs des lieutenants de louveterie, des agents bénévoles de l’État appelés à intervenir sur des problématiques rurales concrètes : dégâts causés par la faune sauvage, régulation des populations, protection des troupeaux face au loup et actions de prévention sanitaire animale.
Un rôle bénévole mais central pour les territoires
Actuellement le département compte 26 lieutenants de louveterie. La préfecture considère que ce nombre ne suffit plus au regard de l’activité de terrain constatée ces dernières années et recherche des candidats pour plusieurs circonscriptions. Les dossiers doivent être déposés avant le 25 septembre auprès de la Direction départementale des territoires (DDT).
Ces lieutenants exercent une fonction bénévole, placée sous l’autorité du préfet. Leur intervention peut revêtir des formes variées, depuis la constatation et le suivi des dégâts agricoles jusqu’à la participation à des opérations administratives de régulation décidées par la préfecture.
Une charge d’intervention en forte intensité
Le bilan préfectoral met en lumière un volume d’intervention important. Sur une année récente, les lieutenants du département ont réalisé plus de 270 interventions au total, réparties entre actions diurnes sur les dégâts agricoles et missions nocturnes d’appui aux éleveurs.
| Type d’intervention | Nombre (approx.) |
|---|---|
| Interventions pour dégâts agricoles (notamment sangliers) | 120+ |
| Missions nocturnes pour la défense des troupeaux (prévention loup) | 150+ |
| Total d’interventions annuelles | 270+ |
Les sangliers figurent parmi les nuisibles les plus fréquents, justifiant de nombreuses opérations de régulation pour protéger les cultures et les installations agricoles. Par ailleurs, la présence confirmée du loup dans plusieurs territoires a fait croître le nombre d’actions nocturnes destinées à sécuriser les troupeaux et à accompagner les éleveurs dans la mise en place de mesures de prévention.
Des missions diversifiées et parfois contraignantes
Les moyens mis en œuvre peuvent varier selon la gravité et le caractère local des situations. Sous l’autorité du préfet, la DDT peut décider de déclencher des opérations telles que :
- battues administratives et actions de régulation ciblée ;
- opérations nocturnes d’appui aux éleveurs pour prévenir les attaques de loup ;
- missions de constat et expertise sur les dégâts agricoles ;
- participation à des actions de santé publique animale, notamment pour prévenir la propagation de la tuberculose bovine.
Ces missions exigent une disponibilité réelle, un sens du terrain et une bonne connaissance des réalités rurales locales. Les lieutenants interviennent en complément des services de l’État et des acteurs agricoles, apportant une expertise de proximité souvent déterminante pour la mise en œuvre rapide de mesures administratives.
Pourquoi rejoindre les lieutenants de louveterie ?
Pour les communes rurales et les acteurs agricoles, renforcer ce réseau signifie améliorer la réactivité face aux dégâts, bénéficier d’un relais pour mettre en œuvre des opérations de régulation et assurer un soutien concret aux éleveurs exposés aux risques liés au loup. Pour les candidats, la fonction permet de s’investir dans la protection du territoire et le maintien des activités agricoles, tout en collaborant avec les services préfectoraux.
La préfecture invite donc toute personne remplissant les critères administratifs et disposée à s’engager bénévolement à déposer sa candidature auprès de la Direction départementale des territoires avant la date butoir du 25 septembre.
Les enjeux sont multiples : préserver les cultures, garantir la sécurité des exploitations, limiter les risques sanitaires et accompagner les éleveurs face à des prédateurs désormais présents sur certains secteurs. Renforcer les effectifs des lieutenants de louveterie s’inscrit comme une réponse opérationnelle à ces défis de terrain.
La mobilisation et la formation de nouveaux agents permettront d’améliorer la couverture territoriale et la capacité d’intervention, aspects essentiels pour la gestion durable de la faune sauvage et la protection du monde agricole en Côte‑d’Or.