À un mois et demi du scrutin sénatorial fixé au dimanche 27 septembre, la campagne s’accélère en Côte‑d’Or. Le département, qui dispose de trois sièges au Sénat, compte à ce stade cinq listes déclarées. Le dépôt des candidatures est programmé en préfecture du 7 au 11 septembre, laissant encore la possibilité à d’autres tickets de se former.
Trois listes déjà complètes
Trois listes sont aujourd’hui présentées de façon complète, chacune respectant l’obligation de parité et comprenant trois titulaires et deux suppléants :
- La liste de rassemblement menée par la sénatrice sortante Anne‑Catherine Loisier (Union centriste), qui fait tête devant le sénateur LR Alain Houpert ; le trio titulaire est complété par Marie‑Claire Bonnet‑Vallet, maire de Pontailler‑sur‑Saône et vice‑présidente du conseil départemental. Les suppléants désignés sont Ludovic Rochette, maire de Brognon, et Anne‑Gaëlle Catinot, première adjointe au maire de Beaune.
- La liste du Rassemblement national, conduite par Tatiana Guyenot (candidate aux législatives 2024 dans la 2e circonscription). Elle s’appuie sur Antoine de Loisy et Mélanie Fortier comme titulaires, tandis que Matthieu Tillier (conseiller municipal à Beaune) et Marie‑Claude Mille figurent comme suppléants.
- La liste de La France insoumise, portée par Olivier Minard ; ses colistiers titulaires sont Sarah Bounefikha (conseillère municipale à Quetigny) et Ouissam Abid (conseiller municipal à Chenôve). Les suppléants sont Loreline Court (Montbard) et Jean‑Paul Brenelin (Dijon).
Deux listes encore à finaliser
Parmi les autres candidatures annoncées figure celle de François Rebsamen, ancien maire de Dijon, président de Dijon Métropole et sénateur en 2008, qui se porte à nouveau candidat pour la chambre haute. Le dossier laisse entendre que deux listes ne sont pas encore finalisées officiellement et que la période de dépôt des candidatures début septembre pourrait voir d’autres alliances ou candidatures arriver.
Calendrier et enjeux locaux
Le calendrier est désormais clair : les listes doivent être déposées en préfecture entre le 7 et le 11 septembre, avant le scrutin du 27 septembre. D’ici là, la période de découvertes des stratégies et d’échanges informels entre élus va s’intensifier. Les sénatoriales, qui reposent sur un collège électoral composé d’élus locaux, mobilisent en Côte‑d’Or une diversité d’acteurs — maires, conseillers municipaux, communautaires et départementaux — dont les choix pourront déterminer la composition future des trois sièges.
| Liste | Têtes de liste (titulaires) | Suppléants |
|---|---|---|
| Rassemblement de la droite/centre | Anne‑Catherine Loisier, Alain Houpert, Marie‑Claire Bonnet‑Vallet | Ludovic Rochette, Anne‑Gaëlle Catinot |
| Rassemblement national | Tatiana Guyenot, Antoine de Loisy, Mélanie Fortier | Matthieu Tillier, Marie‑Claude Mille |
| La France insoumise | Olivier Minard, Sarah Bounefikha, Ouissam Abid | Loreline Court, Jean‑Paul Brenelin |
Ce que cela signifie pour la vie politique départementale
La configuration actuelle illustre une recomposition à droite autour d’une liste de rassemblement portée par une sénatrice sortante et soutenue par des élu·es locaux bien implantés. Le parti d’extrême droite présente un ticket structuré, tandis que la gauche et les forces d’opposition locale tentent de maintenir leur présence à la chambre haute via des candidatures renouvelées.
Pour les élus locaux, ces sénatoriales ne sont pas seulement une question de représentation nationale : elles reflètent aussi des enjeux de gouvernance territoriale, de relations intercommunales et d’influence au sein des instances départementales. Les résultats pourraient modifier l’équilibre politique, notamment au sein des réseaux d’élus et des syndicats intercommunaux.
À retenir
- La Côte‑d’Or dispose de trois sièges au Sénat ; cinq listes sont annoncées à ce jour.
- Trois listes sont complètes : rassemblement de la droite/centre (Anne‑Catherine Loisier), Rassemblement national (Tatiana Guyenot), La France insoumise (Olivier Minard).
- Les candidatures doivent être déposées en préfecture du 7 au 11 septembre ; la date du scrutin est le 27 septembre.
La campagne entrera dans une nouvelle phase avec l’ouverture officielle des dépôts et la reprise des réunions d’élus à la rentrée. Les prochains jours seront déterminants pour savoir si d’autres listes se déclareront et comment les alliances locales se préciseront avant le scrutin.