La fédération de la Côte‑d'Or du Parti socialiste a rendu public, le 12 août 2026, son choix de participer à la liste conduite par François Rebsamen pour l'élection sénatoriale programmée le 27 septembre 2026. La décision, issue d'une réunion des instances fédérales jeudi 6 août, a été prise à « l'unanimité moins deux abstentions », selon le communiqué transmis aux rédactions.
Un accord départemental en vue d'un scrutin proportionnel
Dans son communiqué, la fédération explique vouloir « participer » à une « liste de rassemblement » qui regrouperait « les forces de progrès, républicaines, sociales, laïques, démocratiques et écologiques ». Les responsables départementaux soulignent la nécessité d'une alliance large, au regard du mode de scrutin : un scrutin proportionnel à un tour, système qui incite aux rassemblements en amont pour maximiser les chances de représentation.
La fédération motive ce choix par la volonté de porter une stratégie susceptible, selon elle, de répondre aux enjeux locaux : défis climatiques et besoins de justice sociale. L'appel au rassemblement est présenté comme la condition pour « battre la droite » lors du scrutin sénatorial.
« Une alliance des territoires »
Le communiqué rappelle que cette orientation a également été validée par l'Union départementale des élus socialistes et républicains de Côte‑d'Or, qui s'était réunie le 11 juillet à Quétigny. François Rebsamen avait annoncé sa candidature aux sénatoriales en invoquant, pour sa part, l'idée d'« une alliance des territoires » en Côte‑d'Or.
Un soutien encadré par des instances fédérales
La réunion du 6 août a été présentée comme une rencontre de clarification sur la stratégie d'alliance et de rassemblement. Le communiqué précise que le vote interne s'est déroulé avec une large majorité, hormis deux abstentions, sans détailler l'identité des abstentionnaires ni les éventuelles réserves exprimées.
Sur le fond, la fédération met en avant la nécessité d'une coalition regroupant des sensibilités variées — sociales, écologistes, laïques — pour faire face aux enjeux départementaux et nationaux. Elle insiste sur le besoin d'une unité des forces de gauche dans un contexte électoral où la division pourrait pénaliser la représentation du camp progressiste.
Calendrier et perspectives locales
Le rendez‑vous est posé au 27 septembre 2026 : à cette date, les grands électeurs qui composent le collège sénatorial voteront selon le mode de représentation proportionnelle applicable pour ce scrutin. La décision de la fédération départementale du PS marque une étape dans la construction des listes et des alliances locales qui précéderont ce vote.
- 6 août 2026 : réunion des instances fédérales du PS en Côte‑d'Or
- 11 juillet 2026 : validation de la stratégie par l'Union départementale des élus socialistes et républicains à Quétigny
- 27 septembre 2026 : date du scrutin sénatorial
Les détails pratiques — composition définitive de la liste, modalités d'alliance avec d'autres familles politiques, et répartition des places — n'ont pas été précisés dans le communiqué. Ils feront l'objet de négociations dans les semaines à venir, au fur et à mesure de la consolidation des accords locaux.
Enjeux pour la Côte‑d'Or
Pour la fédération, l'objectif affiché est double : assurer une représentation des sensibilités progressistes au Sénat et construire une offre politique cohérente pour le département. L'argument avancé associe l'enjeu national — lutte contre les majorités de droite au Sénat — et des préoccupations locales, parmi lesquelles le développement territorial et la transition écologique.
Du point de vue de l'électeur départemental, ces démarches annoncent une campagne de tractations où les alliances territoriales seront scrutées. La participation du Parti socialiste à la liste conduite par François Rebsamen ouvre la voie à une recomposition des forces de gauche au niveau départemental, dans un calendrier électoral où chaque place sur une liste proportionnelle peut faire la différence.
La suite dépendra désormais des autres formations et des élus locaux, appelés à s'entendre pour inscrire une liste commune avant la date du scrutin. Le parti socialiste de la Côte‑d'Or affirme, par cette décision, son souhait de peser dans la construction de cette coalition.