La Côte‑d’Or voit son réseau d’espaces protégés s’étoffer avec la création de deux nouvelles réserves naturelles régionales : le Peuptu de la Combe Chaignay, à Vernot, et la Grotte du Contard, à Plombières‑lès‑Dijon. Les décisions, prises début septembre, visent principalement à préserver des milieux souterrains où se réfugient et se reproduisent plusieurs espèces de chauves‑souris.
Des cavités souterraines au cœur de la protection
Ces deux sites ont été officiellement inaugurés les 4 et 8 septembre par des représentants de la région Bourgogne‑Franche‑Comté. Leur classement en réserve naturelle régionale reconnaît la valeur biologique et géologique des cavités qu’ils abritent et donne un cadre juridique et opérationnel renforcé pour en assurer la préservation.
Les grottes et autres cavités constituent des habitats indispensables pour de nombreuses chiroptères : elles servent d’abris, de sites d’hibernation et parfois de gîtes de reproduction. Sur ces deux périmètres, plus d’une dizaine d’espèces de chauves‑souris ont été recensées au fil des décennies, selon le communiqué régional relayé localement.
Un maillage régional en croissance
Avec ces deux ajouts, la Bourgogne‑Franche‑Comté compte désormais 21 réserves naturelles régionales, qui couvrent au total un peu plus de 5 000 hectares. Cette progression traduit une politique régionale volontariste en matière de protection des milieux remarquables et des espèces qui les fréquentent.
| Site | Commune | Date d'inauguration | Atout principal |
|---|---|---|---|
| Peuptu de la Combe Chaignay | Vernot | 4 septembre | Réseau de cavités souterraines |
| Grotte du Contard | Plombières‑lès‑Dijon | 8 septembre | Grotte fréquentée par les chauves‑souris |
Un financement consacré aux réserves
Le communiqué précise par ailleurs qu’en 2026, un peu plus d’un million d’euros est consacré aux réserves naturelles régionales de la région. Ce financement doit permettre la mise en place d’actions de gestion, la surveillance scientifique et des mesures de sensibilisation destinées aux riverains et aux visiteurs.
La protection des milieux souterrains nécessite des interventions ciblées : limitation des perturbations aux entrées des cavités, régulation des accès si nécessaire, suivi des populations de chiroptères et entretien des abords pour préserver la qualité des gîtes. Ces mesures sont généralement conduites en concertation avec les collectivités locales, les associations naturalistes et les services régionaux compétents.
- Objectif : préserver les habitats souterrains et les espèces qui y vivent, notamment les chauves‑souris.
- Portée : renforcement du réseau régional, désormais fort de 21 réserves couvrant >5 000 ha.
- Moyens : plus d’1 million d’euros alloué en 2026 aux réserves naturelles régionales.
Ces classements interviennent dans un contexte où les espaces souterrains font l’objet d’une attention croissante, tant pour leur valeur écologique que pour leur fragilité face aux pressions antrhopiques (urbanisation, pollution, fréquentation touristique non maîtrisée).
Sur le plan local, la création de ces réserves est une bonne nouvelle pour les communes concernées : elle valorise un patrimoine naturel discret mais précieux et peut ouvrir des perspectives d’actions éducatives et scientifiques.
Reste que la réussite de ces dispositifs repose sur une articulation fine entre protection stricte des gîtes et accueil raisonné du public. La concertation avec les acteurs locaux — élus, associations et habitants — sera cruciale pour assurer la coexistence entre préservation des espèces et savoir‑vivre bourguignon autour de ces lieux singuliers.
La reconnaissance officielle de Vernot et Plombières‑lès‑Dijon comme réserves naturelles régionales marque une étape supplémentaire dans la sauvegarde des milieux souterrains en Côte‑d’Or, et rappelle l’intérêt de ces espaces pour la biodiversité régionale.