La Côte-d’Or a vécu dimanche soir une élection sénatoriale que le président du département a qualifiée d’« historique ». La liste conduite par Anne-Catherine Loisier, secondée par Alain Houpert, a remporté la majorité des suffrages des grands électeurs, consolidant la place de la droite et du centre dans le département.
Un succès chiffré et une progression par rapport à 2019
Sur 1 610 suffrages exprimés, le tandem loisier-houpert a obtenu 820 voix, soit 50,9 % des suffrages. Il s’agit d’une progression par rapport au scrutin de six ans auparavant, où le score de la liste victorieuse avait été de 701 voix pour 43,57 %.
| Année | Voix | Pourcentage |
|---|---|---|
| 2026 | 820 | 50,9 % |
| 2019 | 701 | 43,57 % |
Une stratégie locale qui porte ses fruits
Aux yeux des vainqueurs et de leurs soutiens, l’inversion des rôles entre les deux sortants a porté ses fruits. Anne‑Catherine Loisier, ancienne maire de Saulieu, a souligné la dimension de terrain de leur engagement :
« Avec Alain, nous avons un engagement de terrain, c’est notre ADN »
Cette approche, apparemment au centre de la campagne locale, semble avoir convaincu les grands électeurs, qui ont accordé une majorité relative nette à la liste de droite et du centre.
Délais d’officialisation et réactions locales
Les résultats ont mis du temps à être rendus officiels : la proclamation a été assurée par la présidente du tribunal judiciaire, Nathalie Poux, après une attente notable lors de la soirée électorale. Du côté des élus départementaux, la satisfaction était palpable, François Sauvadet qualifiant ce résultat d’« historique » pour la Côte‑d’Or.
Ce que cela signifie pour le département
Au‑delà du score chiffré, cette victoire traduit un ancrage local solide pour la droite et le centre. Plusieurs enseignements ressortent :
- La réélection de l’axe local-droit/centre confirme une force organisationnelle dans le réseau des grands électeurs ;
- La progression des voix par rapport à 2019 montre une mobilisation accrue ou une consolidation des relais locaux ;
- Le succès repose en partie sur une image de proximité incarnée par des figures locales comme Anne‑Catherine Loisier.
Ces éléments auront des répercussions sur les relations entre les collectivités, les représentations départementales au Sénat et les équilibres politiques locaux. Ils influencent aussi la manière dont les dossiers départementaux pourront être portés à Paris.
Cadre et modalités du scrutin
Le scrutin sénatorial s’effectue au suffrage indirect, réservé aux grands électeurs — élus locaux, conseillers municipaux, conseillers départementaux, etc. Les résultats dans la Côte‑d’Or dépendent donc de la capacité des listes à mobiliser ces relais institutionnels et à maintenir des soutiens au sein des élus locaux.
À retenir
La Côte‑d’Or conforte ce soir la représentation de la droite et du centre au Sénat avec un duo qui a su tirer parti d’un ancrage de terrain et d’une stratégie renouvelée. Le score de 820 voix sur 1 610 et le taux de 50,9 % témoignent d’une victoire nette, célébrée par les responsables locaux et qualifiée d’« historique » par le président du département.
Les suites de ce scrutin se mesureront désormais à la façon dont les élus sénatoriaux porteront les dossiers du département à la haute assemblée et à l’impact de cette configuration sur les rapports entre collectivités locales en Bourgogne.