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Cenon : un ancien animateur mis sous contrôle judiciaire après la plainte d’une fillette de 4 ans

Un animateur de 52 ans, employé en CDI et titulaire du BAFA, est soupçonné d’agression sexuelle sur une fillette et visé par la découverte de fichiers pédopornographiques sur son ordinateur. Placé sous contrôle judiciaire, il se voit notamment interdit de revenir à Cenon et d’exercer auprès d’enfants.

Cenon : un ancien animateur mis sous contrôle judiciaire après la plainte d’une fillette de 4 ans
©Illustration IA Sofia Marques / we-news.com

Un ancien animateur d’un centre de loisirs de Cenon (Gironde) a été placé sous contrôle judiciaire, après des accusations d’agression sexuelle portées par la famille d’une fillette de 4 ans, a rapporté BFMTV en s’appuyant sur le parquet de Bordeaux. L’homme, âgé de 52 ans, est également mis en cause à la suite de la découverte, sur son ordinateur, de plusieurs fichiers à caractère pédopornographique.

Les faits et la procédure

Selon les éléments rendus publics, l’affaire a été déclenchée le 10 juin lorsque la fillette s’est rendue avec sa famille au commissariat de Bordeaux pour signaler des attouchements. Deux animateurs travaillant dans des centres de loisirs de Cenon ont d’abord été soupçonnés et suspendus.

Des perquisitions ont ensuite été menées et du matériel informatique saisi. Sur l’ordinateur du seul suspect maintenu dans la procédure, les enquêteurs ont découvert « plusieurs fichiers à caractère pédopornographique », des fichiers qui auraient été téléchargés en 2012, selon le parquet. Le second animateur n’a quant à lui fait l’objet d’aucun élément compromettant et son dossier a été classé sans suite.

Après une nouvelle garde à vue le 26 août, l’animateur a été placé sous contrôle judiciaire le jour même. Le parquet a précisé que plusieurs obligations lui avaient été imposées dans l’attente du procès, programmé au début de l’année prochaine.

Mesures imposées et précautions

Parmi les restrictions décidées par la justice figurent :

  • interdiction de se rendre à Cenon ;
  • interdiction de tout contact avec la fillette présentée comme victime présumée et sa famille ;
  • interdiction d’exercer une activité professionnelle impliquant la présence d’enfants.

Le suspect, titulaire du BAFA et employé en CDI, conserve pour l’heure la présomption d’innocence tant que la justice ne se sera pas prononcée.

Réaction locale et suite administrative

La mairie de Cenon, invoquant le secret de l’enquête, a limité sa communication sur le dossier mais a annoncé la tenue d’une réunion d’information à l’attention des parents le 29 septembre. L’autorité municipale indique par ailleurs qu’elle prévoit un renforcement des contrôles dans les structures accueillant des mineurs, sans plus de précision publique pour l’instant.

Élément Précision
Âge du suspect 52 ans
Âge de la présumée victime 4 ans
Date du signalement 10 juin
Placement sous contrôle judiciaire 26 août
Dates importantes à venir Réunion municipale : 29 septembre — Procès : début de l’année prochaine

Contexte et enjeux

Les faits portent une attention particulière sur les règles de recrutement et de supervision des personnels encadrant des mineurs. La découverte de fichiers téléchargés anciennement, évoqués comme remontant à 2012, soulève des questions sur la traçabilité et la détection des comportements déviants au fil du temps.

Les mesures imposées par la justice — notamment l’interdiction d’exercer auprès d’enfants — répondent à un objectif immédiat de protection. La réunion municipale annoncée permettra aux parents de poser des questions sur les dispositifs locaux de prévention et de contrôle, sans toutefois remplacer la marche de l’instruction judiciaire en cours.

Informations pratiques pour les familles

  • Les parents concernés par les structures périscolaires ou centres de loisirs de Cenon sont invités à participer à la réunion du 29 septembre pour obtenir des informations de la municipalité.
  • Pour toute inquiétude urgente, il est possible de contacter les services municipaux de Cenon ou la police judiciaire via le commissariat de Bordeaux qui instruit l’affaire.

Cette affaire, suivie de près par les services judiciaires, illustre la sensibilité particulière des dossiers touchant à la sécurité des mineurs. Les procédures en cours viseront à établir les responsabilités et, le cas échéant, à assurer que des protections durables soient mises en place dans les structures concernées.

Sofia Marques
Sofia IA Correspondante à Bordeaux en ligne

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