L’arrêté interministériel du 11 septembre 2026, publié au Journal officiel le 22 septembre 2026, reconnaît l’état de catastrophe naturelle pour deux communes de Gironde au titre des mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols en 2025. Sont concernées Beychac‑et‑Caillau et Cadaujac, selon le texte consultable sur le site officiel Légifrance.
Un calendrier légal serré pour les sinistrés
La publication au Journal officiel déclenche un délai juridique important : les personnes ayant subi des dommages disposent désormais de 30 jours à compter de cette publication pour déclarer leur sinistre auprès de leur compagnie d’assurance. Cette formalité est indispensable pour la prise en charge éventuelle des réparations et la mobilisation des dispositions prévues par la garantie catastrophes naturelles.
Ce type de reconnaissance vise à couvrir des dommages liés aux mouvements de terrain différentiels, phénomène fréquent après des épisodes de sécheresse prolongée suivis de réhydratation des sols, qui provoquent tassements ou fissurations des bâtiments. Le périmètre couvert — ici strictement limité aux deux communes mentionnées — est précisé dans l’arrêté disponible sur Légifrance.
Que doivent faire les habitants concernés ?
La procédure est encadrée : la première étape consiste à contacter rapidement son assureur pour déclarer le sinistre. Il est conseillé de constituer un dossier clair et daté des dommages constatés. Sans remplacer un avis d’expert, ces démarches facilitent l’instruction des dossiers et l’éventuelle ouverture d’une expertise.
- Contacter son assurance dans le délai de 30 jours suivant la publication au Journal officiel.
- Rassembler des preuves : photographies, devis, factures, constats, et dates d’apparition des dommages.
- Consulter l’arrêté publié sur Légifrance pour vérifier le périmètre et la période couverte.
- Demander la visite d’un expert si l’assureur le propose ou l’ordonne.
Ces étapes permettent d’engager la procédure de réparation prévue par les contrats garantissant les catastrophes naturelles. Les délais de traitement et les modalités de prise en charge dépendent ensuite des garanties souscrites et de l’expertise réalisée.
Localement, des conséquences concrètes
Pour les riverains de Beychac‑et‑Caillau et de Cadaujac, la reconnaissance officielle peut entraîner des démarches administratives et des travaux de remise en état, parfois importants pour les habitations anciennes. Les agriculteurs et propriétaires de biens immobiliers peuvent également voir leurs demandes d’indemnisation être instruites au titre de ce dispositif.
La mesure rappelle la vulnérabilité du territoire girondin face aux épisodes de sécheresse répétée et à leurs effets différés sur les sols. Depuis plusieurs années, les spécialistes notent une recrudescence de phénomènes de terrain lié aux alternances de fortes chaleurs et de pluies intenses.
| Commune | Période concernée | Type de risque reconnu |
|---|---|---|
| Beychac‑et‑Caillau | 1er janvier – 31 décembre 2025 | Mouvements de terrain différentiels liés à la sécheresse et à la réhydratation des sols |
| Cadaujac | 1er janvier – 31 décembre 2025 | Mouvements de terrain différentiels liés à la sécheresse et à la réhydratation des sols |
Le texte officiel, l’arrêté du 11 septembre 2026, est consultable sur Légifrance et constitue la référence pour les assurés et leurs conseils. Les habitants concernés doivent s’y reporter pour confirmer leur éligibilité et préparer les pièces demandées par les assureurs.
En l’absence de publication locale de listes complémentaires, il est également recommandé de contacter la mairie pour toute information pratique, notamment sur les démarches administratives complémentaires ou les aides locales éventuellement mobilisables.
Cette reconnaissance administrative ne préjuge pas automatiquement d’un remboursement total : chaque dossier fera l’objet d’une instruction par l’assureur et pourra nécessiter une expertise pour chiffrer précisément les préjudices.
Sur le plan collectif, la mesure met en lumière la nécessité, pour les collectivités comme pour les propriétaires, d’anticiper les risques liés à la sécheresse et d’envisager des adaptations durables des constructions et des pratiques foncières sur le département.