Une « ville dans la ville » au cœur des services municipaux
Le nouveau maire de Besançon a choisi l’un des premiers déplacements de sa mandature pour se rendre au Centre technique municipal (C.T.M.), implanté dans le quartier Saint-Ferjeux, un site que la presse locale décrit comme une « ville dans la ville ». Cette visite, organisée début mai, a permis aux élus de mesurer l’ampleur des missions et des moyens logistiques mobilisés pour assurer le service public local.
Des chiffres qui donnent l’ordre de grandeur
Le C.T.M. couvre plusieurs hectares et regroupe plusieurs centaines d’agents. Sur le site :
- plus de 700 agents y travaillent au total ;
- les bureaux représentent environ 6 000 m² ;
- le site s’étend sur plus de 5 hectares.
Les activités qui y sont coordonnées sont variées : entretien et réparation des véhicules utilitaires et spécialisés, départ des camions-bennes pour la collecte des déchets, préparation et stockage des panneaux de signalisation, services liés à l’eau et à l’assainissement, maîtrise de l’énergie, logistique, gestion du parc automobile et mobilités.
| Élément | Chiffre |
|---|---|
| Agents sur le site | Plus de 700 |
| Surface bureaux | 6 000 m² |
| Emprise du site | Plus de 5 hectares |
Organisation et mutualisation : un constat chiffré
La visite a mis en lumière la part importante d’agents relevant de G.B.M. (gestion mutualisée) au sein du site : 84 % des effectifs y seraient affiliés, contre 16 % à la Ville. Un élu présent a ainsi suggéré de rebaptiser le C.T.M. en « Centre technique mutualisé » tant la coopération apparaît centrale dans le fonctionnement quotidien.
« D’abord pour montrer mon soutien à tous les agents qui font un excellent travail et avec eux, il s’agira de remettre du bon sens dans le quotidien des Bisontins en renforçant le mieux possible cette culture de la proximité, et celle aussi du résultat. »
Ces propos ont été tenus par Ludovic Fagaut lors de sa visite, selon le compte rendu de la visite.
Rationalisation des bâtiments et enjeux de ressources humaines
Le maire a réaffirmé sa volonté de rationaliser les bâtiments publics, un signal clair sur la recherche d’efficience attendue dans la gestion du patrimoine communal. La maintenance d’un tel centre — stockage, ateliers, parc automobile — représente un coût et une complexité organisationnelle substantiels pour la collectivité.
La visite a également permis de rappeler le rôle des responsables locaux : Denis Frelat, directeur général des services techniques, a guidé la délégation et le site est coordonné par Matthias Mennecier. Ces noms identifiés montrent la hiérarchie technique en charge des opérations quotidiennes et de l’entretien du patrimoine municipal.
Conséquences pour les Bisontins et questions ouvertes
Pour la population, l’organisation et la capacité d’intervention du C.T.M. influent sur des services essentiels — propreté, voirie, eau, signalisation — et sur la réactivité face aux incidents. La forte proportion d’agents de G.B.M. pose la question de la gouvernance opérationnelle et de la répartition des responsabilités entre la Ville et les structures mutualisées. La rationalisation promise devra concilier maîtrise des coûts, continuité du service et conditions de travail des agents.
La visite du maire marque une étape symbolique dans la nouvelle mandature : il s’agit désormais d’observer les décisions concrètes qui découleront de ce diagnostic, notamment sur la gestion du patrimoine, la maintenance des équipements et l’organisation des effectifs.