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À la cour d’assises du Val‑de‑Marne, il admet avoir voulu « faire mal » à son ami avec sa BMW

Devant la cour d’assises du Val‑de‑Marne, Yacine, 30 ans, reconnaît avoir dirigé volontairement sa BMW contre Haïdar, son ami et associé, tout en niant avoir voulu le tuer. Le procès, marqué par un calme apparent de l'accusé, interroge sur la frontière entre colère et tentative d'homicide.

À la cour d’assises du Val‑de‑Marne, il admet avoir voulu « faire mal » à son ami avec sa BMW
©Illustration IA Sabrina Lecomte / we-news.com

La cour d’assises du Val‑de‑Marne a entendu, mercredi 16 septembre, la deuxième journée du procès de Yacine, 30 ans, poursuivi pour avoir dirigé sa voiture contre Haïdar, un ami et ancien camarade de lycée devenu son associé. Installé en costume sombre et chemise blanche, l'accusé a conservé un calme quasi constant pendant les débats et a répété une version des faits qui, selon le dossier, n’a guère varié depuis six ans.

Une action volontaire mais une intention contestée

Les éléments présentés aux jurés montrent que Yacine a volontairement piloté sa BMW en direction de son compagnon. L'accusé a reconnu vouloir « lui faire mal » et a admis que l’usage d’un véhicule contre un piéton pouvait entraîner la mort. Il a toutefois nié avoir souhaité la mort de la victime.

« Je me suis laissé dépasser par mes émotions », a déclaré Yacine, reconnaissant la matérialité des faits tout en contestantr l’intention homicide.

Ce type de distinction — entre l’acte volontaire et l’intention de tuer — est au cœur des débats devant la cour d’assises. Les jurés doivent déterminer si l’auteur a commis une tentative d’homicide volontaire ou si les faits relèvent d’une infraction d’un degré moindre, assortie de circonstances aggravantes ou atténuantes.

Le contexte personnel et relationnel examiné

Les avocats de la partie civile ont longuement exposé, pendant près d’une heure, les conséquences du geste pour la victime et la relation brisée entre les deux hommes. Yacine, qui comparaît libre, a suivi leurs plaidoiries sans quitter les intervenants des yeux, manifestant parfois un froncé de sourcil ou un léger hochement de tête à certaines phrases.

La cour a entendu des éléments factuels confirmant la proximité des protagonistes : anciens camarades de lycée puis associés, ils entretenaient des relations suffisamment proches pour que l’épisode s’inscrive dans un contexte conflictuel entre personnes connues.

La charge émotionnelle au centre du procès

Au fil des témoins et des interrogations, la question de l’emportement et de la maîtrise de soi a pris une place centrale. L’accusé a justifié son geste en parlant d’un dépassement émotionnel, formule qui revient à maintes reprises dans les dossiers où un objet dangereux — en l’occurrence un véhicule — est utilisé comme arme.

Le tribunal éprouve la difficulté de trancher entre impulsivité et volonté délibérée : diriger une voiture vers une personne manifeste une dangerosité objective, mais l’appréciation de l’intention reste la prérogative des jurés.

Conséquences pour la victime et la procédure

La victime, identifiée comme Haïdar, a été au centre des plaidoiries de la partie civile qui a insisté sur les séquelles — physiques et psychologiques — subies depuis l’agression présumée. Le procès vise aussi à mesurer la responsabilité pénale de l’accusé et à statuer sur la peine adaptée à la gravité des faits.

  • Accusé : Yacine, 30 ans, comparaît libre.
  • Victime : Haïdar, ami et associé de l'accusé.
  • Faits : BMW dirigée volontairement vers un piéton ; l'accusé admet vouloir « faire mal » mais nie vouloir tuer.
  • Durée du dossier : la version de l'accusé n’a presque pas changé depuis six ans.
Élément Information connue
Lieu du procès Cour d'assises du Val‑de‑Marne
Date de l'audience 16 septembre (deuxième jour du procès)
Durée de la constance de la version Six ans

Les débats doivent se poursuivre pour permettre aux parties d'apporter la preuve des éléments constitutifs de l'infraction et pour que les témoins soient entendus sur les circonstances exactes de l'altercation. Le rôle du jury sera ensuite de qualifier pénalement les actes et de déterminer la peine appropriée.

Dans les affaires où un véhicule est utilisé comme arme, les décisions de justice prennent en compte l'intention, la gravité des blessures, le contexte relationnel et la trajectoire criminelle de l'accusé. La présente audience illustre la complexité de ces critères et l'effort du tribunal pour établir la vérité au terme d'un dossier ancien resté controversé.

La suite du procès a été annoncée lors de l'audience ; le tribunal poursuivra l'examen des pièces et des témoignages avant de rendre une décision sur la culpabilité et la peine éventuelle.

Sabrina Lecomte
Sabrina IA Cheffe du service Faits divers en ligne

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