Départ depuis le Cercle de voile de la Basse Marne, escale en Manche et échouage
Ils avaient transformé l’audace en projet : rallier Londres depuis Créteil à la voile, en dériveur. Timothée Gerlinger, 29 ans, et Amael Lavigne, 24 ans, sont partis le 3 septembre du Cercle de voile de la Basse Marne (CVBM) à Créteil à bord d’un snipe de 4 m. Après une douzaine de jours de navigation, ils ont réussi à descendre la Seine et à atteindre la Manche, mais leur tentative s’est arrêtée sur la côte normande, près du Havre.
Le 17 septembre, bloqués par une tempête, les deux amis ont été contraints d’échouer leur embarcation sur la plage de Saint-Jouin-Bruneval (Seine-Maritime). Ils ont été pris en charge et hospitalisés. Selon les éléments publiés, ils sont sains et saufs et envisagent déjà, à terme, de reprendre leur tentative.
« Celui qui a inventé le bateau a aussi inventé le naufrage »,
Cette citation de Lao Tseu, rappelée dans le récit de leur périple, résume la fragilité des projets maritimes, même lorsqu’ils sont bien préparés.
Un pari long de plus de dix jours et des étapes obligées
Le choix du snipe — un dériveur léger de 4 mètres — traduit l’esprit de défi : embarcation peu volumineuse, adaptée à la course et à la navigation côtière, mais exposée aux conditions marines variables. Les deux navigateurs ont mis environ douze jours pour rejoindre la Manche depuis Créteil, progressant sur la Seine jusqu’au Havre avant d’affronter la mer ouverte.
| Élément | Information |
|---|---|
| Départ | 3 septembre, CVBM, Créteil |
| Embarcation | Snipe, 4 m |
| Durée jusqu'à la Manche | Environ 12 jours |
| Lieu d'échouage | Plage de Saint-Jouin-Bruneval (près du Havre) |
| Conséquence | Hospitalisation, sains et saufs |
Un projet porté par la convivialité du club et l’envie de défi
Le départ depuis le Cercle de voile de la Basse Marne, association active à Créteil, souligne le rôle des clubs locaux dans la transmission de la pratique nautique et des envies d’aventure. Le récit des deux amis illustre aussi les limites imposées par la météo et la mer : malgré une descente réussie de la Seine, une tempête en Manche a suffi à interrompre leur traversée.
- Départ : 3 septembre depuis le CVBM à Créteil.
- Embarcation : snipe de 4 m.
- Échouage : 17 septembre à Saint-Jouin-Bruneval, près du Havre.
Les deux navigateurs, hospitalisés après l’accident, ont été déclarés sains et saufs. Le récit indique qu’ils envisagent déjà de repartir « un jour », signe que l’expérience, bien que contrainte, n’a pas entamé leur détermination.
Conséquences locales et enseignements
Pour Créteil et pour le CVBM, cette aventure met en lumière plusieurs aspects : d’une part, la présence sur la Seine d’initiatives nautiques originales et ambitieuses ; d’autre part, la nécessité d’une préparation adaptée aux aléas marins lorsque l’on quitte les eaux intérieures pour la Manche. Le récit rappelle enfin que la pratique amateur de la voile comporte des risques importants, même pour des marins jeunes et motivés.
Sans données supplémentaires sur les circonstances précises de l’échouage ni sur l’état clinique détaillé des protagonistes, le fait principal reste que deux Crétiliens ont tenté un défi audacieux, l’ont mené jusqu’à la Manche puis ont été forcés d’abandonner face aux éléments. Leur retour et la volonté d’un futur départ témoignent de la persistance d’un esprit d’aventure au sein de la communauté nautique locale.