Un premier cas autochtone de chikungunya identifié à Nogent‑sur‑Marne
Les autorités sanitaires ont confirmé la détection, fin août, du premier cas de transmission autochtone de chikungunya en Île‑de‑France, localisé à Nogent‑sur‑Marne (Val‑de‑Marne). Cette découverte a motivé une opération locale de démoustication coordonnée par l'Agence régionale de santé (ARS).
Contexte régional des arboviroses cet été
Depuis le 1er mai 2026, la surveillance en Île‑de‑France a recensé des cas importés de plusieurs arboviroses transmissibles par les moustiques :
- 84 cas importés de dengue ;
- 18 cas importés de chikungunya ;
- 1 cas importé de Zika.
À titre de comparaison, à la même période en 2025, la région avait enregistré 162 cas importés de dengue et 164 cas importés de chikungunya.
Le West Nile : des foyers autochtones en Île‑de‑France
Le virus West Nile, généralement asymptomatique mais pouvant entraîner des formes graves, a donné lieu à 8 cas autochtones en Île‑de‑France cet été. La répartition par département est la suivante :
| Département | Nombre de cas autochtones |
|---|---|
| Essonne | 3 |
| Seine‑Saint‑Denis | 2 |
| Val‑de‑Marne | 1 |
| Val‑d'Oise | 1 |
| Seine‑et‑Marne | 1 |
La détection d'un cas autochtone en Seine‑et‑Marne constitue, selon les bilans régionaux, une première pour ce département cette année.
Symptômes et délai d'incubation du chikungunya
Le chikungunya, principalement transmis par le moustique tigre (Aedes albopictus), se manifeste en général 4 à 10 jours après la piqûre. Les signes cliniques typiques sont une fièvre élevée et des douleurs articulaires intenses. Le virus West Nile, quant à lui, reste le plus souvent indétecté cliniquement, mais peut occasionner des complications neurologiques chez des personnes fragiles.
Mesures de prévention recommandées
Face à la présence confirmée de moustiques vecteurs, l'ARS et les services de santé publique insistent sur des gestes de prévention simples, applicables au quotidien :
- Éviter les récipients où l'eau stagne (soucoupes de pots de fleurs, gouttières, bidons) ;
- Vider, couvrir ou traiter les points d'eau qui ne peuvent être supprimés ;
- Utiliser des répulsifs cutanés homologués et porter des vêtements couvrants en période de forte activité moustique ;
- Consulter un médecin en cas de fièvre associée à des douleurs articulaires après une piqûre de moustique.
Actions locales : démoustication et surveillance
À Nogent‑sur‑Marne, la découverte du cas de chikungunya a entraîné une intervention de lutte anti‑vectorielle ciblée. Ces opérations visent à réduire la population de moustiques sur un périmètre précis autour du lieu d'exposition confirmé et à limiter le risque de propagation.
Que retenir pour les habitants du Val‑de‑Marne ?
La détection d'un cas autochtone de chikungunya et d'un cas autochtone de West Nile dans le département rappelle que le risque de transmission locale existe lorsque des moustiques vecteurs sont présents. Les mesures individuelles, en particulier l'élimination des eaux stagnantes, restent des outils efficaces et accessibles pour la population.
Les autorités sanitaires poursuivent la surveillance des arboviroses en Île‑de‑France. En cas de doute ou de symptômes évocateurs, il est recommandé de contacter son médecin traitant ou les services de santé locaux pour avis et prise en charge.