Le monde hospitalier ariégeois perd une figure connue : Max Alquier, qui a dirigé le Centre hospitalier intercommunal des vallées de l’Ariège (Chiva), est décédé le 28 août à Albi à l’âge de 81 ans. Son parcours, marqué par des responsabilités administratives et un fort engagement pour la modernisation des structures de soins, laisse une empreinte durable pour les patients et les professionnels du département.
Un parcours atypique vers la direction hospitalière
Formé au droit, Max Alquier avait débuté sa carrière dans la police, en tant que commissaire. Il s’est ensuite orienté vers la gestion hospitalière, exerçant notamment au CHU de Montpellier avant d’être nommé, en 1991, à la tête du Syndicat interhospitalier de Foix-Pamiers. Ce passage de la sécurité publique à l’administration sanitaire a façonné un dirigeant reconnu pour sa rigueur et sa capacité d’organisation.
Promoteur de la coopération et de la modernisation
Très vite, il s’est engagé dans un objectif majeur : rapprocher et unifier les structures hospitalières locales. Dès 1992, le projet de créer un centre hospitalier intercommunal du val d’Ariège a été lancé, par souci d’efficacité et d’adaptation aux besoins du territoire. Ce chantier institutionnel a posé les bases d’une coopération renforcée entre Foix et Pamiers.
- 1991 : nomination comme directeur du Syndicat interhospitalier Foix-Pamiers.
- 1992 : mise en place du Centre hospitalier intercommunal du val d’Ariège.
- 2000 : inauguration du nouvel hôpital à Saint-Jean-de-Verges, fruit d’années de travail.
La réalisation la plus visible de son mandat est sans doute la construction du nouvel hôpital implanté à Saint-Jean-de-Verges, dont l’inauguration a eu lieu en décembre 2000. Pensé pour offrir aux habitants un équipement moderne et adapté, ce site reste aujourd’hui le témoignage concret de cette politique de consolidation et de mise à jour des moyens locaux de santé.
« L’Ariège perd une personnalité marquante de son paysage hospitalier. »
Un leadership fondé sur la concertation
Les sources qui relatent son action insistent sur la méthode : pour mener à bien des projets lourds — rapprochement d’établissements, conception d’un nouvel hôpital —, Max Alquier a mobilisé les élus, les personnels hospitaliers et les praticiens. Sa réputation se fonde sur une forte capacité de travail, la volonté de rassembler et un sens du dialogue répété dans la conduite des dossiers.
La réussite du chantier de Saint-Jean-de-Verges, tant sur le plan de la construction que sur celui de l’organisation des services, illustre l’impact de décisions stratégiques prises dans les années 1990. Pour les usagers et le personnel de santé du département, ces choix ont durablement modifié l’accès aux soins et les conditions de travail.
Un héritage concret pour le territoire
Au-delà du bilan administratif, c’est l’image d’un dirigeant engagé et soucieux de la mission publique qui ressort. Le CHIVA, avec ses infrastructures et son organisation rénovées, constitue une part essentielle de son héritage professionnel. Les évolutions entamées sous son impulsion continuent d’influencer le fonctionnement des services hospitaliers locaux.
Dans les semaines à venir, les autorités sanitaires locales et les partenaires hospitaliers organiseront sans doute des hommages et des rencontres pour saluer son action. D’ores et déjà, la disparition de Max Alquier suscite des témoignages de reconnaissance pour un homme qui a consacré une grande partie de sa carrière à structurer l’offre de soins en Ariège.
| Année | Étape |
|---|---|
| Avant 1991 | Carrière au CHU de Montpellier et antécédents en tant que commissaire de police |
| 1991 | Nomination au Syndicat interhospitalier Foix-Pamiers |
| 1992 | Création du Centre hospitalier intercommunal du val d’Ariège |
| Décembre 2000 | Inauguration du nouvel hôpital à Saint-Jean-de-Verges |
Ses proches et les équipes qu’il a dirigées resteront les principaux acteurs à même d’évaluer, dans le détail, la portée de son action. Pour les habitants de Foix et plus largement de l’Ariège, le CHIVA demeure un repère structurant, fruit d’années de travail collectif dont Max Alquier a été l’un des principaux instigateurs.