Un randonneur de 74 ans, porté disparu depuis mardi 1er septembre dans le secteur de Sentein (Ariège), a été retrouvé vivant aux alentours de 12 h ce jeudi 3 septembre, ont annoncé les secours. L'homme, qui s'était égaré alors qu'il cherchait des champignons avec un ami, a passé près de 48 heures en montagne avant d'être localisé à proximité de la chapelle de l'Isard.
Des recherches intensives mobilisant le PGHM et des renforts
Les recherches ont mobilisé le peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de l'Ariège. Selon le commandant Jean‑Marc Galin, les équipes étaient sur le terrain depuis mardi en fin d'après‑midi. La vingtaine de militaires a été soutenue par des équipes cynophiles, un hélicoptère venu de Montpellier, un drone et des renforts venus d'Andorre disposant d'un système de géolocalisation embarquable en hélicoptère.
Les équipes ont parcouru des zones escarpées et les rives de ruisseaux, sondant des secteurs où le promeneur pouvait s'être enlisé ou être blessé. Certaines équipes ont couvert plus de 4 km de terrain à pied lors d'une journée de recherches.
Retrouvé « dans un trou »
« Il était dans un trou. On y était passé très proche hier mais on ne l'avait pas vu. Ce sont des choses qui arrivent », a déclaré le commandant Jean‑Marc Galin.
Le randonneur a été localisé près de la chapelle de l'Isard, un site fréquenté par les promeneurs. Au moment de l'annonce, il n'avait pas encore été déplacé hors de la zone et était pris en charge sur place par un médecin héliporté depuis Tarbes, ainsi que par une unité de secours en montagne.
Le PGHM a indiqué qu'il restait à déterminer le lieu d'évacuation le plus adapté : les secours envisageaient notamment les transferts possibles vers Toulouse ou vers le centre hospitalier intercommunal des vallées de l'Ariège (Chiva), selon l'état clinique du septuagénaire.
Contexte et habitudes de la victime
Originaire du Tarn, le randonneur avait l'habitude de se rendre en Ariège et disposait d'un pied‑à‑terre à Engomer, petite commune du Couserans. Le jour de sa disparition, il était parti en randonnée avec deux amis : l'un était resté à proximité du parking pour pêcher à la mouche, l'autre l'avait accompagné puis séparé pour une balade en quête de champignons. Un dernier appel vers 11 h 30 mardi avait permis d'indiquer qu'il s'avançait, puis plus rien.
Le rôle des moyens techniques et humains
Le sauvetage illustre la coordination des services de secours en montagne dans les Pyrénées :
- intervention du PGHM d'Ariège ;
- appui d'équipes cynophiles (chiens Saint‑Hubert et Malinois) ;
- utilisation d'un hélicoptère et d'un drone ;
- coopération transfrontalière avec des équipes andorranes équipées d'un système de géolocalisation.
Ces moyens ont permis de balayer des secteurs difficiles d'accès et d'explorer des zones basses proches des ruisseaux où la victime pouvait se trouver immobilisée.
Risques en montagne et recommandations pratiques
Si l'enquête sur les circonstances précises de l'accident se poursuit, ce cas rappelle plusieurs règles de prudence pour les randonneurs : rester groupés, informer une personne de son itinéraire et de l'heure prévue de retour, emporter moyens de communication et d'orientation, et prévoir vêtements et ravitaillement adaptés. En terrain montagneux, les conditions peuvent évoluer rapidement et la visibilité sur des replis de terrain ou des trous peut empêcher de détecter une personne même à proximité.
| Événement | Chronologie |
|---|---|
| Départ et séparation | Mardi 1er septembre, matin/fin de matinée |
| Alerte et début des recherches | Mardi 1er septembre, 17 h 30 |
| Durée des recherches | Près de 48 heures |
| Localisation | Jeudi 3 septembre, vers 12 h, chapelle de l'Isard (Sentein) |
Au moment du dernier point publié, les secours assuraient la prise en charge médicale du randonneur et l'organisation de son évacuation. Les autorités locales et les services de secours n'ont pas signalé de suspicion d'agression animale ni d'autres causes externes faisant partie de l'annonce officielle.
Le PGHM rappelle que toute disparition en zone montagneuse doit être signalée au 17 (gendarmerie) ou au 112 (numéro d'urgence européen) afin de lancer au plus vite les recherches. Les conditions de l'évacuation et l'état de santé du septuagénaire n'avaient pas encore été précisés publiquement au moment de la diffusion de cette dépêche.