La préfecture du Maine‑et‑Loire a annoncé mercredi la détection d’un foyer de grippe aviaire « hautement pathogène » dans un élevage de Longué‑Jumelles, entraînant la décision d’abattre près de 7 600 canards.
Mesures immédiates pour contenir la propagation
Pour « limiter le risque de diffusion du virus à d'autres élevages », les autorités préfectorales ont pris un arrêté définissant des zones réglementées autour de la commune concernée. Dans ces périmètres, les déplacements d'animaux sont restreints afin de réduire tout risque d'introduction du virus ailleurs.
« les mouvements de volailles et autres oiseaux captifs sont interdits »
La préfecture précise également que la surveillance post‑vaccination est renforcée et que les établissements commerciaux de volailles vont procéder à des autocontrôles. Ces mesures visent à détecter rapidement d'éventuels foyers secondaires et à assurer la traçabilité des mouvements d'animaux et de produits avicoles.
Contexte régional et précédent épidémiologique
Ce signalement intervient dans un contexte d'alerte récurrente en régions voisines. Selon le communiqué, des cas de grippe aviaire ont été identifiés récemment dans plusieurs départements : Mayenne, Ille‑et‑Vilaine et Indre‑et‑Loire, des éléments qui ont déjà conduit à des renforcements de surveillance au début de l'année. Les autorités départementales et les chambres d'agriculture avaient appelé à la vigilance après des foyers signalés les 7‑9 février et d'autres dates citées depuis l'hiver précédent.
Impacts attendus pour la filière et les exploitations
L’abattage de 7 600 canards constituera une perte directe pour l’élevage concerné et peut avoir des répercussions locales sur la filière, notamment en termes de production, d’approvisionnement et de revenus des exploitants. Les zones réglementées et l’interdiction de mouvements peuvent également affecter les échanges commerciaux et les marchés locaux de volailles.
Les autorités insistent sur la nécessité pour les éleveurs et détenteurs d'oiseaux de respecter strictement les consignes sanitaires : biosécurité renforcée, signalement de tout signe suspect, limitation des contacts entre élevages et basse‑cours, et respect des périmètres de protection instaurés par la préfecture.
Mesures concrètes rappelées aux professionnels et aux particuliers
- Interdiction des mouvements de volailles et d'oiseaux captifs dans les zones réglementées.
- Renforcement des autocontrôles dans les établissements commerciaux de volailles.
- Surveillance renforcée après vaccination dans les périmètres concernés.
- Signalement obligatoire de tout symptôme évocateur aux services vétérinaires.
| Élément | Situation |
|---|---|
| Localisation | Longué‑Jumelles (Maine‑et‑Loire) |
| Nombre d'animaux concernés | ~7 600 canards |
| Statut sanitaire | Foyer de grippe aviaire hautement pathogène |
| Mesures | Zones réglementées, interdiction de mouvements, autocontrôles, surveillance renforcée |
Que faire en tant que citoyen ou détenteur d'oiseaux ?
Les citoyens et détenteurs d'oiseaux, y compris les propriétaires de petites basses‑cours, sont invités à suivre les recommandations sanitaires : ne pas déplacer d'animaux hors des zones définies, confiner les volailles si possible, éviter tout contact avec les oiseaux sauvages, pratiquer une hygiène stricte (bottes et vêtements réservés au bâtiment d'élevage, lavage des mains) et contacter le vétérinaire sanitaire ou la préfecture en cas de doute.
La préfecture du Maine‑et‑Loire reste l'interlocuteur principal pour toute information complémentaire et pour la cartographie des périmètres réglementés. Les services vétérinaires départementaux sont mobilisés pour organiser les interventions et les autocontrôles chez les professionnels.
Compte tenu de la nature « hautement pathogène » du virus et de la proximité de foyers détectés ces derniers mois dans d'autres départements, les autorités appellent à une vigilance accrue afin d'éviter de nouvelles contaminations et d'en protéger la filière avicole.