Un collectionneur de Villejuif (Val‑de‑Marne) affirme avoir été victime d’un vol en bande organisée au cours duquel 160 pièces d’or, dites « napoléon », ainsi qu’un ensemble de monnaies anciennes ont été dérobés. Le parquet de Créteil a annoncé l’ouverture d’une enquête, confiée à la sûreté territoriale du département.
Le récit de la victime
Le retraité, identifié par la presse locale comme Guy, 79 ans, explique avoir commencé sa collection à l’âge de 13 ans. « J’ai commencé le jour où ma mère m’a donné une pièce du double tournoi d’Henri IV. Ensuite, c’est mon grand‑père qui m’a transmis le virus », confie‑t‑il lors d’un échange à la table de sa salle à manger.
« C’était la collection de toute une vie. »
Au fil des années, il avait constitué un ensemble d’environ 1 800 monnaies — pièces historiques, éditions limitées et spécimens venus de l’étranger —, dont 160 napoléon en or. La valeur totale de ces pièces est estimée à plus de 100 000 €, selon les éléments communiqués par la victime.
Une mise en scène à deux bandes
Les faits, survenus jeudi dernier, ont été commis selon la victime par des individus se présentant d’abord comme des policiers, puis en coordination avec un autre personnage déguisé en plombier. Sous ce stratagème — fréquemment qualifié de « vol par fausse qualité » — les malfaiteurs ont pénétré au domicile et ont réussi à s’emparer du trésor du collectionneur.
Le procédé, qui combine l’usage d’une fausse autorité et la mise en scène d’une opération à caractère judiciaire ou technique, vise particulièrement une population vulnérable : les personnes âgées. La victime a porté plainte et les investigations ont été engagées par les services judiciaires compétents.
Réaction judiciaire et enquête
Le parquet de Créteil a confirmé l’ouverture d’une enquête pour vol en bande organisée. Elle a été confiée à la sûreté territoriale du Val‑de‑Marne, chargée de réunir les éléments d’identification des auteurs et de reconstituer le déroulé précis des opérations.
Aucun détail supplémentaire sur l’identité des suspects ou sur les traces matérielles laissées n’a été communiqué à ce stade. Le dossier pourrait comporter des éléments techniques (enregistrement vidéo, empreintes, témoignages de voisins) susceptibles d’orienter les investigations.
Un mode opératoire répandu
Le cas de Guy s’inscrit dans une série d’affaires similaires signalées sur le territoire national, où des escrocs usent de la « fausse qualité » pour abuser de la confiance des victimes. Les personnes âgées sont fréquemment ciblées, tant pour des sommes d’argent que pour des objets de valeur ou des collections.
Pour prévenir ce type d’escroquerie, les autorités rappellent des précautions simples :
- Ne jamais ouvrir la porte sans vérifier l’identité et la légitimité d’un interlocuteur ;
- Demander une carte professionnelle et téléphoner au service concerné pour vérification avant toute entrée dans le domicile ;
- Ne pas laisser de renseignements sur l’existence de biens précieux ou d’espèces chez soi ;
- Signaler immédiatement la moindre suspicion à la police ou à la gendarmerie.
Les chiffres rapportés par la victime
| Élément | Valeur |
|---|---|
| Age du collectionneur | 79 ans |
| Durée de la collection | 66 ans |
| Nombre total de monnaies | 1 800 |
| Nombre de napoléon (pièces d’or) | 160 |
| Estimation de la valeur | + de 100 000 € |
Conséquences et enjeux locaux
Au‑delà du préjudice financier, la perte porte une dimension symbolique forte pour la victime. Pour de nombreux collectionneurs, ces objets représentent un lien familial, un patrimoine immatériel transmis de génération en génération. L’affaire devrait interroger sur la protection des personnes âgées et la nécessité d’une vigilance renforcée au plan local.
La sûreté territoriale du Val‑de‑Marne est désormais en charge des investigations. Le parquet n’a pas précisé de calendrier pour d’éventuelles interpellations. Toute personne disposant d’informations est invitée à contacter les services de police ou le parquet de Créteil.