Une femme de 54 ans a été grièvement blessée par balle à la tête, samedi 24 octobre vers 21 h 40, dans une zone d’activité de Bondoufle (Essonne), ont indiqué les secours et la gendarmerie. Son conjoint, interpellé sur place et placé en garde à vue, a déclaré avoir ouvert le feu au cours d’une opération de dératisation, expliquant avoir confondu la victime avec un rongeur.
Les secours et l’état de la victime
Les pompiers et les gendarmes, arrivés sur les lieux, ont trouvé la victime allongée et présentant une plaie à la tête. Elle a été prise en charge en urgence absolue et dirigée, dans un véhicule médicalisé, vers l’hôpital d’instruction des armées Percy à Clamart (Hauts-de-Seine). Selon les informations publiées par le Parisien, son pronostic vital était engagé dimanche.
Ce que dit le mis en cause
Présent et décrit comme « agité » au moment de la prise en charge, le conjoint a expliqué aux enquêteurs qu’il procédait à une dératisation dans un hangar stockant des denrées alimentaires. Il a affirmé avoir entendu un bruit dans l’obscurité et, pensant qu’il s’agissait d’un rongeur, avoir fait feu avec une arme utilisée pour des « tirs sanitaires » — méthode employant une carabine ou un fusil à air comprimé tirant des billes.
« Il dit l’avoir confondue avec un rongeur. »
Une enquête judiciaire ouverte
Les investigations ont été confiées à la gendarmerie et une enquête pour tentative d’homicide sur conjoint a été ouverte. Le parquet compétent devrait décider des suites à donner : le suspect pourrait être présenté au tribunal judiciaire d’Évry pour une probable mise en examen, selon les informations disponibles.
Contexte et déroulé
Les éléments disponibles décrivent un accident survenu dans un bâtiment de stockage alimentaire infesté de rongeurs, où les occupants pratiquaient apparemment des tirs pour éliminer les nuisibles. Les tirs sanitaires, lorsqu’ils sont effectués, exigent des précautions strictes compte tenu du risque pour les personnes présentes, surtout dans des locaux peu éclairés.
Calendrier des faits
| Date | Événement |
|---|---|
| 24 octobre, ~21 h 40 | Tir et blessure de la femme à la tête à Bondoufle |
| 24 octobre, soir | Prise en charge par pompiers, transport à l’hôpital Percy |
| 25 octobre | Ouverture d’une enquête pour tentative d’homicide sur conjoint ; garde à vue du suspect |
Questions en suspens
- Les investigations devront établir les circonstances précises du tir : position des personnes, type exact d’arme utilisée, possibilité de mise en danger volontaire ou imprudente.
- La qualification judiciaire — tentative d’homicide sur conjoint — devra être confirmée ou modulée après auditions, expertise balistique et reconstitution éventuelle.
- L’état de santé de la victime et son évolution seront déterminants pour la suite de l’enquête et les décisions du parquet.
Les autorités judiciaires et la gendarmerie n’ont pas diffusé davantage de détails sur l’identité des protagonistes ni sur l’issue de la garde à vue. La presse locale a relayé que la victime se trouvait dans un état « désespéré », information attribuée au Parisien.
Cette affaire soulève des questions sur la sécurité des pratiques de lutte contre les rongeurs en milieu occupé et sur l’emploi d’armes, même d’air comprimé, dans des lieux clos et mal éclairés. Les enquêteurs doivent désormais faire la lumière sur les conditions exactes du tir et sur la responsabilité pénale qui en découlera.
WE NEWS suivra l’évolution de l’enquête et les suites judiciaires dans les prochains jours.