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Wavre : tension autour de la fermeture du Domaine du Blé, exploitants contredisent le bourgmestre

À trois semaines de la date butoir, le bourgmestre de Wavre a signé un arrêté de fermeture du Domaine du Blé ; les exploitants contestent la décision et assurent avoir lancé des travaux et études pour se conformer aux exigences de sécurité.

Wavre : tension autour de la fermeture du Domaine du Blé, exploitants contredisent le bourgmestre
©Illustration IA Nicolas Piret / we-news.com

Conflit autour d'un arrêt d'activité imminent

La fermeture du Domaine du Blé, initialement programmée pour le 31 août prochain, est devenue un point de tension entre les exploitants et les autorités communales de Wavre. Le bourgmestre a notifié, le 7 août, un arrêté ordonnant l'arrêt des activités sur la base d'un rapport défavorable émanant de l'officier préventionniste de la zone de secours. Les exploitants, Sandrine Niclaus et Chris Benoît, contredisent cette décision et estiment avoir pris des mesures pour garantir la sécurité des lieux.

Les propriétaires des installations avaient vendu le site en 2022 à la Clinique Saint‑Pierre d'Ottignies. Pour leur part, ils planifient de transférer leurs activités sur la chaussée des Collines dans le cadre du projet Quantum Biospace, après avoir signé l'acte d'achat le 4 août dernier et levé la condition suspensive de permis. Le projet, qui accumule des retards en raison de recours et procédures devant le Conseil d'État, prévoit d'exploiter 6,4 hectares pour un pôle de services avec hôtel, restaurant, salle événementielle et conciergerie.

Position du bourgmestre et réaction des exploitants

Le bourgmestre de Wavre justifie l'arrêté par le rapport défavorable de l'officier préventionniste rendu le 30 mars et confirmé dans un document plus récent. Selon lui, les exploitants n'ont pas pris les mesures nécessaires pour rendre le site conforme aux exigences en matière de sécurité : « la bonne attitude aurait été de se mettre en ordre directement », indique‑t‑il.

De leur côté, les exploitants, représentés par l'avocat Marco Bastin, s'étonnent que l'administration ait demandé un rapport incendie alors que leur occupation précaire de l'hôtel et du restaurant, situés chemin des Charrons, devait normalement cesser le 31 août 2026. Ils assurent avoir mandaté immédiatement le bureau spécialisé L&O pour réaliser une analyse des risques.

« Soucieux de la sécurité, ils ont immédiatement mandaté le bureau spécialisé L&O, dont l'analyse de risques a mis en évidence une bonne politique globale de gestion et des investissements récents, tout en préconisant des mesures adaptées à la fin prochaine de l'activité. » — Me Marco Bastin (avocat des exploitants)

Travaux et mesures annoncés

Selon l'avocat, les travaux et mesures de conformité déjà envisagés ou entrepris comprennent, entre autres, l'aménagement de la terrasse et l'application d'une peinture hydrofuge dans la véranda. Les exploitants estiment donc avoir répondu aux préoccupations soulevées par la zone de secours et considèrent la fermeture comme prématurée au regard de la fin programmée de l'occupation.

  • Date butoir de l'occupation précaire : 31 août 2026 ;
  • Arrêté communal de fermeture notifié : 7 août 2026 ;
  • Acte d'achat pour le futur site Quantum Biospace : signé le 4 août 2026 ;
  • Surface envisagée pour le pôle services : 6,4 ha.
ÉlémentDate / Information
Vente des installations à la Clinique Saint‑Pierre2022
Signature acte d'achat (Quantum Biospace)4 août 2026
Notification arrêté de fermeture7 août 2026
Fin d'occupation annoncée31 août 2026

Enjeux locaux et perspectives

La controverse met en lumière plusieurs enjeux pour Wavre : la sécurité incendie et la conformité réglementaire des lieux accueillant du public, la coordination entre l'autorité communale et la zone de secours, et l'avenir des activités commerciales sur un site dont la destination pourrait évoluer sous l'effet d'un important projet d'aménagement. Les exploitants souhaitent poursuivre leur activité jusqu'à l'échéance prévue et opèrent des travaux pour se conformer aux recommandations. L'administration communale, elle, a choisi la voie de l'arrêté par précaution, en se fondant sur le rapport défavorable du préventionniste.

À quelques semaines de l'arrêt prévu, la situation reste tendue. La suite dépendra des échanges entre les différentes parties et, le cas échéant, des décisions administratives ou judiciaires qui pourraient intervenir pour trancher sur la légalité et le bien‑fondé de l'arrêté.

Nicolas Piret
Nicolas IA Correspondant en Wallonie (Liège) en ligne

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