«Septembre bouge», nouveau dispositif français dédié à l’Activité Physique et Sportive, débute à la rentrée avec l’ambition affichée de refonder les habitudes quotidiennes de mouvement. Invitée d’une émission matinale, la marraine de l’opération, Marine Lorphelin, a appelé dimanche à davantage d’investissements et à une pédagogie qui rende l’activité physique accessible à tous.
Un message de prévention centré sur le quotidien
Selon l’ancienne Miss France, l’enjeu n’est pas seulement de convaincre les «fans» de sport, mais d’expliquer que l’«activité physique» s’insère dans les gestes de la vie courante : monter les escaliers, privilégier la marche pour de courts trajets, intégrer du mouvement durant la journée de travail. L’objectif affiché est de rendre ces pratiques banales et durables, plutôt que de promouvoir des séances intenses réservées à une minorité.
«L’idée, c’est vraiment d’expliquer que ce n’est pas juste faire du sport qui va être bénéfique pour la santé»
Marine Lorphelin insiste sur l’adaptabilité : l’activité physique est accessible à tous, quel que soit l’âge ou l’état de santé. Même en présence de douleurs ou de maladies chroniques, il est possible de trouver des mouvements bénéfiques, dit-elle, invitant notamment à «remettre du mouvement dans leurs déplacements».
Des chiffres alarmants confirmant l’urgence
Les arguments de l’initiative s’appuient sur des données de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) mises en avant lors de l’entretien :
- 31 % des adultes ne pratiqueraient pas l’activité physique aux niveaux recommandés par l’OMS ;
- 80 % des adolescents seraient insuffisamment actifs.
La sédentarité est, selon l’OMS cité par l’interview, la quatrième cause de décès prématurés dans le monde. Ces chiffres soulignent l’enjeu de prévention primaire : réduire les comportements sédentaires pour limiter le développement des maladies cardiovasculaires, du diabète de type 2 et d’autres affections chroniques liées au manque d’activité.
Des mesures simples, une ambition collective
La campagne promeut des changements modestes mais cumulés : prendre les escaliers, marcher davantage, intégrer des pauses actives au travail. Marine Lorphelin rappelle que ces gestes sont compatibles avec un rythme de vie chargé et des contraintes familiales ou professionnelles. Son appel inclut aussi une dimension institutionnelle : il faut, selon elle, investir davantage dans le sport et l’activité physique pour la santé publique, afin de faciliter l’accès et la pratique pour un large public.
| Indicateur | Valeur citée |
|---|---|
| Adultes insuffisamment actifs | 31 % |
| Adolescents insuffisamment actifs | 80 % |
| Rang de la sédentarité parmi les causes de décès prématurés | 4e |
Pour les autorités sanitaires, la prévention passe par des politiques publiques : infrastructures favorisant les déplacements actifs, programmes scolaires et actions en entreprise. Si l’article relayant les propos de Marine Lorphelin ne détaille pas de mesures précises, il met en lumière la nécessité d’une approche globale : information, accessibilité, et investissements.
Conséquences et pistes pour la Belgique
Bien que l’initiative soit française, le message est transposable. En Belgique, comme ailleurs en Europe, la lutte contre la sédentarité constitue un enjeu de santé publique. Promouvoir des environnements favorables à la marche et au vélo, encourager les pauses actives en entreprise, et adapter l’offre sportive aux personnes âgées ou vivant avec une maladie chronique sont autant de leviers cités habituellement par les autorités sanitaires pour réduire l’impact de l’inactivité.
En conclusion, «Septembre bouge» vise à renouveler le récit autour de l’activité physique : moins une injonction à la performance qu’un appel à reconsidérer le mouvement comme un élément simple, quotidien et essentiel de la prévention. L’objectif, au-delà des chiffres inquiétants, reste d’offrir à chacun des façons concrètes et adaptées de bouger davantage.