Contexte et découvertes
La commune d’Ostende est secouée par la découverte, le 20 août, du corps de Dorine Verduyn, 64 ans, retrouvé plusieurs jours après son décès dans son habitation. Selon les premières constatations, le cadavre présentait un état de décomposition avancé, et les éléments recueillis par les enquêteurs ont rapidement orienté les investigations vers une mort violente.
Un sans-abri hébergé chez la victime est soupçonné
Un homme de 47 ans, identifié par ses initiales D.W., sans domicile fixe et qui séjournait chez Mme Verduyn depuis plusieurs mois, a été arrêté le lendemain de la découverte du corps. Il a été placé en détention sous la qualification de suspicion de meurtre. Dans un premier temps, il avait exercé son droit au silence. Cette semaine, il a accepté d’être entendu par les enquêteurs; son avocat, Me Pieterjan Dens, a confirmé qu’il avait été longuement interrogé mercredi.
Le témoignage du frère soulève des questions
Pour reconstituer les derniers jours de la sexagénaire, son frère, Franky, 60 ans, a livré aux journalistes un récit de sa rencontre avec le suspect, aboutie environ un mois avant la découverte du corps. Franky explique s’être rendu au domicile de sa sœur car celle-ci lui avait demandé de l’aide pour trouver un nouveau vélo. C’est lors de cette visite qu’il a rencontré D.W.
Le frère de la victime dit avoir immédiatement ressenti de la méfiance à l’égard du logeur. Il rapporte que D.W. « s’endormait constamment parce qu’il prenait de la méthadone », tandis que sa sœur « n’avait jamais pris de drogue, ne buvait pas et ne fumait pas ». Interrogé sur les raisons de sa suspicion, Franky affirme qu’il avait demandé au sans-abri ce qu’il voulait réellement de sa sœur, avant de tenter de le faire sortir du domicile.
« Je savais qu’on ne pouvait pas lui faire confiance et qu’il n’aimait pas vraiment ma sœur. Mais son bras était cassé à cause de sa chute à vélo, alors je pensais qu’il ne pourrait rien lui faire. »
Selon Franky, D.W. serait toutefois revenu peu après cette altercation. Les éléments d’enquête publics à ce stade ne décrivent pas précisément la chronologie des jours qui ont précédé la mort de Dorine; l’instruction devra préciser les mobilités, les contacts et les éventuels motifs.
La procédure en cours
Le dossier est désormais entre les mains du parquet compétent et de la police locale. L’inculpé a été entendu mercredi par les enquêteurs en présence de son avocat. Les autorités ont confirmé sa mise en détention sur base des éléments recueillis; la qualification retenue est la suspicion de meurtre. Les investigations comprendront des examens médico-légaux supplémentaires, des auditions complémentaires et la vérification de toutes les pistes.
| Événement | Date |
|---|---|
| Découverte du corps de Dorine Verduyn | 20 août |
| Arrestation du suspect (D.W.) | Le lendemain de la découverte |
| Audition du suspect | Mercredi (audition longue confirmée) |
Enjeux locaux et questionnements
Cette affaire soulève des interrogations sur la vulnérabilité des personnes âgées et sur les relations entre habitants et personnes en situation de précarité à Ostende. Plusieurs points demeurent à éclaircir : la durée exacte du séjour du suspect chez la victime, les raisons de cet hébergement, et la manière dont les voisins et proches ont perçu l’évolution de la situation. Les autorités judiciaires restent toutefois prudentes et s’en tiennent pour l’instant aux éléments formellement établis.
- Une femme de 64 ans retrouvée sans vie à Ostende, découverte le 20 août.
- Un homme de 47 ans, sans domicile fixe, hébergé chez elle, placé en détention pour suspicion de meurtre.
- Le frère de la victime évoque des signaux de méfiance et la consommation de méthadone par le suspect.
La population ostendaise attend désormais que l’instruction fournisse des réponses précises. Tant que l’enquête est en cours, le parquet n’a pas communiqué d’autres détails susceptibles de compromettre la procédure. Les proches de la victime restent sous le choc et réclament des éclaircissements sur les circonstances de la mort de Dorine.