Un secteur difficile d’accès, des éléments qui orientent l’enquête
Le parquet de Namur a tenu lundi soir une conférence de presse au palais de justice pour faire le point sur la découverte d’un corps d’enfant près d’un talus, en bordure de la N97, à Onhaye. À 21 h 15, les magistrats et les enquêteurs ont confirmé la découverte sans toutefois procéder à une identification formelle.
Selon le parquet, « l’ensemble des éléments recueillis laisse penser qu’il pourrait s’agir de l’enfant disparu ». Une autopsie doit être pratiquée ce mardi afin de confirmer l’identité et d’apporter des informations sur les circonstances et les causes du décès, qui restent pour l’heure inconnues.
Comment l’enquête a-t-elle repris ?
L’enquête a connu un tournant lundi matin lorsqu’un enquêteur a repris contact avec plusieurs témoins. L’un d’eux a transmis des éléments nouveaux qui ont permis de concentrer les recherches sur un secteur déterminé. Le parquet n’a, pour l’instant, pas souhaité détailler le contenu de ce témoignage.
- Le corps a été retrouvé dans un talus recouvert de ronces et d’arbustes, endroit jugé difficile d’accès.
- La zone découverte ne se situe pas à proximité immédiate du terrain de football où la voiture du père avait été retrouvée le 28 juin.
- La zone a probablement été survolée par l’hélicoptère de la police fédérale lors des recherches précédentes, mais n’avait pas été fouillée précisément.
Accès délicat, visibilité limitée
David Demaude, le responsable de la police judiciaire fédérale, a expliqué que le corps « ne pouvait pas être visible à l’œil nu » et que le lieu n’était « pas un endroit fréquenté par les promeneurs ». D’importants moyens ont été nécessaires pour permettre aux services de police d’atteindre le site. Les enquêteurs évoquent une marche d’environ une demi-heure pour s’y rendre.
État de l’enquête et hypothèses
Le parquet a précisé qu’une vingtaine de personnes travaillaient sur le dossier. À ce stade, aucun élément ne permet de confirmer l’intervention d’un tiers ni de dire si le corps a été déplacé. Toutes les pistes sont maintenues : « Tout reste possible », a souligné le procureur du Roi lors de la conférence de presse.
« Une autopsie doit être pratiquée afin de confirmer l’identité et d’apporter des éléments sur les circonstances et les causes du décès. »
La découverte intervient après des semaines de recherches, menées notamment autour du lieu où la voiture du père avait été retrouvée peu après la disparition. Le parquet indique que le périmètre où le corps a été découvert est à environ 2 km à vol d’oiseau du parking lié aux précédentes opérations de recherche, et qu’il nécessitait des interventions ciblées pour être exploré.
Prises en charge et suite des procédures
La mère a été prise en charge par les services de la police fédérale. Le père, Bryan Brigou, n’a quant à lui pas été localisé à ce stade. L’autopsie programmée mardi doit permettre d’établir formellement l’identité de l’enfant et d’éclairer les circonstances de son décès. Le parquet garde une ligne de transparence prudente : il communiquera au fur et à mesure des résultats et des avancées de l’enquête.
| Élément | Information connue |
|---|---|
| Lieu de découverte | Talus, bordure de la N97, Onhaye |
| Identification | Pas encore formelle; éléments laissent penser qu’il s’agit de l’enfant disparu |
| Autopsie | Prévues mardi pour confirmation et détermination des causes |
| Effectifs | Environ 20 personnes mobilisées sur le dossier |
La communauté locale et les habitants de la province de Namur attendent désormais les conclusions de l’autopsie et la poursuite des investigations judiciaires. Les autorités insistent sur la nécessité de laisser le temps aux experts et aux enquêteurs de travailler afin d’apporter des réponses précises aux familles concernées et à la population.