Un coup d’arrêt pour la reprise des vols passagers à Liège
La compagnie airBaltic a renoncé à lancer des liaisons passagers depuis l’aéroport de Liège, confirmant ainsi le recul déjà annoncé quelques jours plus tôt. Après avoir annoncé qu’elle limiterait ses rotations à deux vols au lieu des quatre initialement prévus, la compagnie opère finalement un rétropédalage complet : aucun vol passager ne sera mis en service.
Pour les responsables de l’aéroport de Liège, cette décision est naturellement une mauvaise nouvelle. Christian Delcourt, porte-parole de l’infrastructure, souligne la déception ressentie : « La première réaction, c'est une déception évidemment puisqu'on pouvait enfin proposer de nouveaux vols vers Gran Canaria et Ténérife pour les Liégeois ». Cette annonce clôture une période durant laquelle l'aéroport espérait retrouver une activité passagers après des années dominées par le fret.
Un historique de vols passagers et un coeur de métier centré sur le cargo
L'aéroport de Liège rappelle que, si le transport de marchandises reste son activité principale, les vols passagers font partie de sa mémoire et de son identité. Selon les représentants de la plateforme, sur les trente dernières années, il y a toujours eu des vols passagers à Liège. Or, la décision d'airBaltic marque une première : depuis janvier, il n’y a désormais plus aucun vol passager programmé au départ de Liège.
« Notre métier principal, c'est évidemment le transport de marchandises, mais il faut aussi se rendre compte que sur les 30 dernières années, il y a toujours eu des vols passagers à l'aéroport de Liège. C'est la première fois, depuis janvier, qu'il n'y en a plus du tout. » — Porte‑parole de l'aéroport
Des raisons évoquées par la compagnie et des conséquences locales
Plusieurs facteurs expliquent ce retrait. airBaltic avait déjà réduit son projet initial, expliquant qu'elle n'opérerait finalement que deux vols sur les quatre prévus en raison de réservations décevantes. La compagnie traverse par ailleurs de sérieuses difficultés financières, ce qui a probablement pesé dans sa décision de renoncer totalement au lancement.
Sur le plan local, la disparition temporaire des vols passagers prive les Liégeois d'une offre directe vers les destinations annoncées, notamment les îles Canaries (Gran Canaria et Ténérife). Du côté des autorités aéroportuaires et des responsables du tourisme, on insiste néanmoins sur l'attractivité retrouvée de Liège pour les city trips et sur la poursuite des démarches commerciales.
- Situation initiale : 4 vols passagers prévus par airBaltic.
- Annonce intermédiaire : réduction à 2 vols en raison de faibles réservations.
- Décision finale : retrait complet, aucun vol passager opéré.
L’aéroport affirme rester « très combatif » et poursuit des discussions avec les responsables du tourisme de la métropole liégeoise et de la Région wallonne, dans l’espoir d’attirer d’autres compagnies. Aucune autre compagnie n’est nommée pour le moment et aucune date de reprise des vols passagers n’est annoncée.
| Élément | Statut |
|---|---|
| Vols initialement prévus par airBaltic | 4 |
| Vols annoncés ensuite | 2 (réduction due aux faibles réservations) |
| Vols finalement confirmés | 0 |
Une stratégie tournée vers le cargo, mais un regard vers le passager
La plateforme liégeoise, bien connue pour son rôle majeur dans le fret aérien, n’en reste pas moins attentive au développement d’une offre passagers complémentaire. Les responsables locaux multiplient les contacts commerciaux pour tenter d’attirer d’autres opérateurs. Le retrait d'airBaltic oblige toutefois l’aéroport à repartir de zéro sur ce dossier, en renforçant sa communication sur l’attractivité de Liège et en adaptant les propositions aux besoins des compagnies aériennes.
Pour les usagers et les acteurs touristiques, l'absence de vols passagers est un coup dur à court terme, mais les autorités aéroportuaires font valoir qu'il s'agit d'un revers dont il convient de tirer des leçons pour mieux cibler les offres futures. La suite dépendra des démarches commerciales entreprises et de l’évolution du marché aérien, lui-même marqué par des incertitudes financières chez certains opérateurs.