Un remplacement rapide du Proxibus après la fin de la convention
Depuis le 4 juillet, Waterloo a perdu le service Proxibus suite à la fin de la convention avec le Tec et aux coûts associés. La commune a investi pour proposer une alternative locale : à partir du 14 septembre, elle mettra en service des navettes intracommunales nommées « Les Lionnes ». L'annonce a été confirmée par l'échevine en charge, Catherine Detry (MR), qui souligne l'effort organisationnel mené en moins d'un an pour tenir le calendrier.
Organisation, itinéraire et horaires
Le dispositif initial prévoit deux bus qui effectueront une boucle à l'intérieur de la commune, desservant notamment les quartiers et points stratégiques suivants :
- Le Chenois
- La gare de Waterloo
- L'administration communale
- La chaussée de Bruxelles
- Mont-Saint-Jean
Les fréquences sont calibrées pour les heures de pointe : un intervalle d'environ 35 minutes durant les matinées (environ 6 h–10 h 30) et les fins d'après-midi (15 h 30–19 h 30). Le samedi, la circulation est prévue sans coupure entre 9 h 30 et 18 h 30. Le service est annoncé comme gratuit pour les usagers durant cette phase.
| Jour | Plages horaires | Fréquence |
|---|---|---|
| Lundi–Vendredi | 6 h–10 h 30 / 15 h 30–19 h 30 | ≈ 35 minutes |
| Samedi | 9 h 30–18 h 30 | Service continu |
Phase test et perspectives
L'exécutif communal présente cette mise en place comme une phase test. L'objectif affiché est de recueillir les retours des usagers pour adapter itinéraires et fréquences : « On a tout mis en place en moins d'un an. Le personnel s'est démené », a déclaré l'échevine. Les services annoncent par ailleurs que le modèle retenu devrait être moins coûteux que la reconduction d'une convention Proxibus, même si le budget précis n'est pas encore finalisé.
« Nous sommes dans une phase test. On a besoin du retour des utilisateurs pour adapter le service. Il faut que l'argent dépensé soit bien utilisé. »
La commune se donne une visibilité dans le temps : ces navettes sont prévues pour au moins quatre ans tant que la demande le justifie. Parallèlement, Waterloo prévoit de compléter l'offre en janvier avec un service de bus à la demande destiné aux heures creuses, afin de couvrir les besoins non couverts par la boucle principale.
Conséquences pour les habitants et questions ouvertes
Pour de nombreux résidents — travailleurs quotidiens, personnes âgées et usagers sans voiture — cette solution représente un retour de service de proximité. La gratuité annoncée durant la phase de démarrage facilitera l'appropriation du dispositif. Reste à observer :
- la capacité réelle des deux bus à absorber la demande aux heures de pointe ;
- la pertinence de l'itinéraire choisi au regard de l'usage effectif ;
- la faisabilité financière sur la durée, une fois la phase test terminée.
La municipalité invite les citoyens à tester le service et à faire remonter leurs observations pour ajuster le dispositif. Le succès des « Lionnes » dépendra donc autant de la qualité opérationnelle que de la participation des Waterlootois à cette évaluation publique.
En attendant le 14 septembre, les autorités poursuivent les préparatifs logistiques et communiquent qu'elles détailleront prochainement les arrêts précis et les modalités pratiques d'accès.